C’est un Luis Enrique souriant et même un peu blagueur qui s’est présenté en conférence de presse, ce lundi, à la veille du match de Ligue des champions face au Sporting Lisbonne.
Dans quels domaines votre équipe peut-elle encore s’améliorer ?
LUIS ENRIQUE. On est dans la phase importante de la saison. On espère récupérer des joueurs blessés. Il faut bien préparer cette rencontre, être attentif, c’est un moment important en Ligue des champions aussi, où il reste deux matchs. On va jouer dans un stade exceptionnel, face à une équipe difficile, qui aime avoir le ballon et défend très bien. Ce sera peut-être un peu similaire à ce qu’on a vécu à Bilbao. On connaissait la difficulté de notre calendrier depuis le début, l’objectif est de gagner demain pour assurer la qualification en huitièmes de finale.
Pourquoi est-ce si important de se qualifier tout de suite ?
C’est important pour la confiance de l’équipe. Mais ça ne veut pas dire que c’est mieux non plus. Il manquera dans ce calendrier les quatre matchs de la Coupe de France après notre élimination, mais il est important de gagner, c’est ce que je pense. Même si ça ne veut pas dire que ce sera mieux après.
Comment expliquez-vous que votre équipe se transcende en Ligue des champions ?
Il n’y a pas meilleure compétition pour montrer le niveau de l’équipe. Je peux comprendre que mes joueurs aiment disputer ce genre de match. Pour autant, je trouve que la trajectoire de l’équipe est la même, qu’importe la compétition. C’est comme la saison dernière, selon moi. On a eu des difficultés au début en Ligue des champions, parce qu’on manquait d’efficacité, mais, d’après moi, je vois la même chose. Et c’est le plus important.
En quoi Ousmane Dembélé est déterminant dans sa capacité à presser l’adversaire ?
Ousmane est un leader sur le terrain. C’est beau de voir un joueur montrer autant de qualités individuelles, mais aussi dans sa capacité à presser l’adversaire. Il est prêt à chaque fois pour aller presser le défenseur ou le gardien. C’est un exemple et je suis très content de le revoir à ce niveau.
Que pensez-vous des quatre Portugais que vous entraînez ?
J’ai la chance de travailler avec Nuno, Gonçalo, Vitinha et Joao, mais également un directeur sportif (Luis Campos) qui est Portugais. C’est très facile d’entraîner ces quatre joueurs, parce qu’ils sont très professionnels. C’est un vrai plaisir de les avoir, j’ai beaucoup de chance.
« Hakimi, on le paye beaucoup d’argent comme tous les autres joueurs, donc il va revenir »
Qu’avez-vous à dire sur la panenka ratée par Brahim Diaz en finale de la CAN ?
On en a parlé dans le bus. Tout le monde parle de Brahim Diaz aujourd’hui, mais même Zidane, votre Dieu, l’a fait dans un grand match (finale de la Coupe du monde 2006). De grands joueurs ont tenté ce geste. Quand tu réussis, on applaudit, mais quand tu rates, on te critique. C’est un joueur magnifique, que je connais car je l’ai eu une fois en sélection espagnole. Je comprends que c’est difficile, mais il faut l’accepter car cela reste du sport. Le plus important ce sont les valeurs que tu peux montrer aux plus jeunes. Il ne faut rien exagérer, ce n’est pas un assassinat non plus.
Craignez-vous de retrouver Achraf Hakimi impacté par ce qu’il vient de vivre ?
C’est le moment de féliciter les vainqueurs. Pour Hakimi, il va falloir surmonter ça. Mais ce n’est pas important. Il revient bientôt, nous sommes dans la compétition, on le paye beaucoup d’argent comme tous les autres joueurs, donc il va revenir (rires).
Comment se sent João Neves, qui est encore forfait pour cette rencontre ?
Il n’a pas une grosse blessure, mais nous ne voulons prendre aucun risque. Il a bien évolué et si ça avait été une finale, il aurait pu jouer. Mais on continue dans notre optique qui consiste à ne pas prendre de risque.












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