7
L’Apple Studio Display est un moniteur équipé d’une dalle IPS affichant une résolution de 5120 x 2880 pixels à la fréquence maximale de 60 Hz. Pensé pour les professionnels de la création photo et vidéo, il embarque aussi une webcam et des haut-parleurs dans un écrin résolument design.
PrésentationÀ vous les Studios
Quatre ans que l’on attendait ça ! L’Apple Studio Display, le luxueux moniteur de la Pomme ultra-design, reçoit enfin une série d’améliorations attendue avidement par tous les utilisateurs de France et de Navarre. 120 Hz, HDR, nouveaux espaces colorimétriques : la marque de Cupertino plonge enfin dans notre ère contemporaine et nous régale de…
Ah, attendez ! On nous susurre dans l'oreillette que cela ne concernerait que le modèle XDR et qu’il existe bien un Studio Display classique en 2026, n’ayant visiblement qu’un nombre extrêmement limité de nouveautés par rapport à son aïeul de 2022. Bon, écoutez, tant qu’on est là, autant le passer sur notre banc de test, il n'y a pas de raison.
L'Apple Studio Display (2026). © Les Numériques
Moyennant le versement d'une dîme de 1699 €, la version 2026 de l'Apple Studio Display héberge toujours une dalle IPS Liquid Retina d'une résolution de 5120 x 2880 pixels et à la fréquence maximale de 60 Hz pour un unique format 27 pouces. Les seuls gros changements logent dans les entrailles de la bête.
Effectivement, ce moniteur est désormais équipé d'une puce A19 directement hérité des iPhone 17 et 17e. Une présence qui n'est pas anodine, car le processeur agit en gestionnaire des connexions via Thunderbolt, mais s'occupe aussi du traitement du signal d'image pour la webcam et de sa technologie Center Stage, qui suit le visage l'utilisateur — et du son pour les six haut-parleurs intégrés.
Comble de tout, le SoC (System on Chip) est accompagné par pas moins de 8 Go de RAM. Itou, deux des quatre ports USB-C, présents à l'arrière du moniteur, ont été améliorés avec l'interface Thunderbolt 5. Le prix du moniteur reste néanmoins inchangé à 1699 € avec son support de base. Pour profiter du support à inclinaison hauteur réglable, tel celui accompagnant notre unité de test, il en coûtera 500 € de plus. À noter qu'une option en verre nanotexturé est proposée pour un surcoût de 300 €.
Publicité, votre contenu continue ci-dessous
Publicité
ErgonomieService minimum
Vous souvenez-vous du Studio Display de 2022 ? Si c'est le cas, félicitations, vous n'avez pas besoin de lire les lignes qui vont suivre pour en savoir plus sur la construction et l'ergonomie du moniteur, exactement identiques pour ce modèle 2026. Si vous n'êtes pas encore au fait de la cascade de décisions absconses qui ont fait la “renommée” du Studio Display, accrochez-vous.
L'écran présente toujours un design monolithique en aluminium argenté, monté sur un pied par défaut totalement fixe. Comprenez qu'à moins de débourser un demi-millier d'euros pour le pied ergonomique optionnel, l'écran reste bloqué à une hauteur maximale de 47,85 cm pour une profondeur totale de 16,80 cm. L'inclinaison est réglage entre -5° et 25°, mais pas question d'espérer pivoter la bête sur son axe vertical ou horizontal. Ici, c'est paysage ou rien !
What you see is what you get. © Les Numériques
Aucun bitoniau n'est à signaler sur le Studio Display. Toute l'opération du moniteur se fait à partir de l'appareil connecté via le port de réception Thunderbolt 5 situé à l'arrière (et identifié par un petit point), offrant une recharge à 96 W en sus. Un deuxième port USB-C est situé sur le côté gauche pour les accessoires ou le daisy-chain avec des moniteurs supplémentaires, tandis que les deux ports USB-C restants ne seront certifiés que sur la norme 3.1 (10 Gbit/s). Quand aucun appareil compatible (Thunderbolt ou DisplayPort 1.4 via USB-C) n'est branché, le Studio Display reste en veille et n'affiche rien.
Quatre ports USB-C, dont deux ports Thunderbolt 5. © Les Numériques
Il n'y a donc pas d'OSD, puisque tous les réglages de l'écran doivent être opérés à partir de l'ordinateur connecté, évidemment de préférence Apple. Utiliser le Studio Display avec un PC Windows ou Linux bridera certaines fonctionnalités, comme le réglage de la luminosité. Le moniteur est ainsi compatible avec tous les laptops ou mini-PC de la marque, pour peu qu'ils embarquent une puce Apple Silicon M, ainsi que les iPad Pro et Air.
Le Studio Display a la particularité d'embarquer six haut-parleurs pour un rendu sonore à des kilomètres de la concurrence. Les basses sont bien présentes et Apple revendique ici des woofers 30 % plus puissants que sur le modèle de 2022. L'écoute est plaisante en toutes circonstances, ce qui est un plus non négligeable. La webcam embarquée compte toujours 12 Mpx, mais se voit greffée des technologies Center Stage pour traquer les visages et Desk View pour afficher le bureau physique.
Les haut-parleurs trônent sur les côtés du Studio Display. © Les Numériques
Publicité, votre contenu continue ci-dessous
Publicité
Qualité d'imagePas de delta pour le delta E
Apple oblige, le Studio Display embarque un nombre important de profils colorimétriques (Adobe RGB, r.601, P3…) et nous avons privilégié le mode sRGB, mieux calibré que le mode P3 Display activé par défaut. On observe alors un remarquable delta E de couleur de 0,59, bien en dessous du seuil de 3 à partir duquel les dérives colorimétriques sont perceptibles à l’œil nu. Il s'agit tout simplement de la plus faible mesure de notre comparatif à l’heure où ces lignes sont écrites.
Rien à redire également sur la température des couleurs, mesurée à une impressionnante moyenne de 6507 K, soit à peine 7 K de plus que l’idéal platonique des 6500 K. Bref, on ne saurait demander mieux en termes de fidélité de couleurs. Tout juste remarque-t-on un gamma moyen de 2,12 légèrement trop clair par rapport aux 2,2 voulus.
Comparer les photos
Pas de miracle toutefois pour ce qui est du contraste de la dalle, limité par la technologie IPS à un ratio 1012:1 loin des noirs profonds qu’offre l’Oled ou le Mini-Led. La luminosité maximale est néanmoins très bonne avec 602 cd/m² mesurés sur notre sonde. Le cahier des charges est bel et bien respecté sur ce point.
Notre unité de test ne dispose pas du revêtement nanotexturé proposé par Apple. On a donc affaire à une dalle brillante, très brillante même, avec une réflectance moyenne de 24,7 %. Autant dire qu’utiliser le Studio Display dans un open space aux lumières blafardes demande une sacrée dose d’acceptation de soi pour tolérer l’effet miroir dans les teintes sombres à longueur de journée.
Gare, l'Apple Studio Display ne prend pas en charge la norme HDR, exclusive au modèle XDR.
RéactivitéNo gaming zone
Que l'on s'en tienne à la fiche technique ou la communication d'Apple, il est une certitude : le Studio Display (2026) n'est pas pensé pour le gaming. C'est ce qui explique en partie sa fréquence d'image plafonnée à 60 Hz, une limitation qui fait tache quand on considère le prix du moniteur. Néanmoins, cette fréquence est suffisante pour les créateurs de contenu photo et vidéo.
Ceci étant, les valeurs de rémanence et d'input lag mesurées sur nos tests de réactivité d'image comptent parmi les pires de notre comparatif récent.
© Les Numériques
Ainsi, à 14,5 ms, le Studio Display affiche une rémanence qui laisse franchement à désirer. Impossible de faire le poids face à des dalles Oled, comme celle du LG 32GS95UV. Et même pour de l'IPS, ce résultat est en deçà de la moyenne. D'autres moniteurs orientés vers les créateurs de contenu, comme le ProArt PA79CRV d'Asus, font mieux.
Idem pour l'input lag mesuré à 18 ms. Rien qui soit handicapant pour une utilisation bureautique, mais clairement pas assez pour enchaîner des frags sur Counter Strike. Rappelons à toute fin nécessaire que le Studio Display n'est compatible avec aucune technologie de synchronisation de rafraîchissement d'image, qu'il s'agisse de VRR ou de la solution native à macOS Pro Motion — pourtant embarquée par défaut sur les laptops de la marque, dont le MacBook Air.
ConsommationAlors les gourmands ?
Comme toujours, nous avons évalué la consommation du Studio Display (2026) avec une luminosité d'écran réglée à 150 cd/m², pour une mesure finale de 26,8 W. Rapportée à sa surface, le moniteur d'Apple présente une consommation relative de 133,4 W/m², dans la moyenne haute de notre comparatif. Parmi nos tests les plus récents, le moniteur se place juste derrière le gourmand LG 32GS95UV et se retrouve au coude-à-coude avec le MSI Creator.
© Les Numériques
Publicité, votre contenu continue ci-dessous
Publicité
Points forts
Calibration d'écran exceptionnelle en mode sRGB.
Design élégant.
Haut-parleurs de qualité.
Points faibles
Connectique très limitée.
Ergonomie niveau zéro.
Rémanence et input lag.
Dalle brillante par défaut.
Conclusion
Note de la rédaction
Comment fonctionne la notation ?
À n'en pas douter, l'Apple Studio Display est le moniteur le mieux calibré de notre comparatif. La fidélité des couleurs affichées, sans commune mesure au sein de notre comparatif, fera le bonheur de tous les créateurs de contenu… Si tant est qu'ils aient les poches assez profondes pour régler le ticket d'entrée de 1699 € dans sa configuration la plus basique, sans revêtement mât ni pied réglable. Il leur faudra aussi faire avec une rémanence remarquée, une connectique aux abonnés absents, et déjà appartenir à l'écosystème Apple. À ce prix-là, ça commence à faire beaucoup !
Face à la concurrence
Il n'est pas compliqué de trouver moins cher que l'Apple Studio Display : il suffit de consulter n'importe laquelle des références de notre comparatif. Le Dell Ultrasharp U2724D est une alternative intéressante pour la bureautique avec une calibration honorable, ou encore l'Asus TUF VG27AQML5A. Le MSI Creator PS321QR est aussi une option luxueuse, mais légèrement moins fidèle.
Sous-Notes
-
Ergonomie
-
Qualité d'image
-
Réactivité
-
Consommation

il y a 4 hour
2









English (US) ·