Test Harman Kardon Onyx Studio 9 : une enceinte Bluetooth de salon au son équilibré et chaleureux

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Figure des enceintes Bluetooth d'intérieur, l’Onyx Studio de Harman Kardon revient dans une neuvième itération qui affine sa formule sans la transformer. Entre héritage assumé et ajustements ciblés, cette mouture entend préserver l’identité d’une gamme emblématique, tout en s’adaptant aux attentes actuelles du marché.

Enceinte transportable à vocation domestique, l’Onyx Studio 9 se positionne entre la nomade Luna et l’imposante Go + Play 3 au sein de la gamme Harman Kardon. Sur le papier, elle a néanmoins déjà tout d’un classique, puisqu’il s’agit de la neuvième itération d’une série emblématique présente sur le marché depuis plus de 10 ans. Sans bouleverser la formule de l'Onyx Studio 8, cette mouture mise sur des évolutions ciblées.

Harman Kardon Onyx Studio 9

© Les Numériques

Celles-ci passent par un design revisité, plus épuré et légèrement plus compact, ainsi que par une architecture acoustique inédite, articulée autour d’un tweeter central. L’enceinte se distingue aussi par sa compatibilité Auracast, qui autorise un chaînage audio simplifié avec d’autres modèles compatibles, notamment les JBL de dernière génération. Reste à savoir si l’Onyx Studio 9 saura perpétuer l’aura de ses aînées, tout en apportant suffisamment de nouveautés.

Prix & disponibilité

L'Onyx Studio 9 est sortie en février 2025 au prix de 250 € dans des finitions noir et gris.

Conditions de test

L'Onyx Studio 9 a été testée avec la version 2.9.0 de son micrologiciel et l'app Harman Kardon One en version 2.3.14.

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 4 sur 5

ConstructionUne robe affinée, toujours premium

Bien qu’alimentée par batterie, l’Onyx Studio 9 demeure un modèle à l’ADN domestique. Contrairement à ses cousines JBL au design ludique et coloré, elle revendique une esthétique plus sobre et élégante, portée par des matériaux raffinés. Comme ses aînées, elle mêle toujours pièces métalliques et tissu acoustique de bonne facture, tandis que sa belle densité et l’absence totale de marques d’assemblage laissent présager une excellente durabilité.

Harman Kardon Onyx Studio 9

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Cette neuvième génération conserve la silhouette circulaire aplatie commune à l’ensemble de la gamme, tout en gagnant légèrement en compacité par rapport à l’Onyx Studio 8. Le châssis se montre à la fois moins large et profond, tandis que le poids recule de 3,5 kg à 3,3 kg. Ces ajustements restent toutefois marginaux et ne remettent pas en cause la vocation résidentielle de l’enceinte, toujours pensée pour s’exprimer dans des espaces de taille généreuse.

Harman Kardon Onyx Studio 9

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Comme chaque itération Onyx au fil des générations, le design fait peau neuve. L’Onyx Studio 9 abandonne la large poignée annulaire, autrefois dissociée du châssis, au profit d’un cadre plat intégré. Cette pièce en aluminium sert désormais de prise, le châssis ayant été évidé à l’arrière à l’instar des modèles antérieurs à l'Onyx Studio 5. Plus discrète, cette poignée participe avant tout à l’esthétique épurée et contemporaine de l’enceinte.

 2 sur 5

PortabilitéRésolument domestique

L’Onyx Studio 9 n’a rien d’une enceinte véritablement nomade, malgré son format transportable. Son poids élevé la rend peu agréable à déplacer sur de longues distances, tandis que sa poignée n’autorise qu’une prise du bout des doigts, suffisante tout au plus pour un déplacement ponctuel d'une pièce à une autre. Si celle-ci se montre plus discrète visuellement, la grande poignée de l’Onyx Studio 8 offrait un transport bien plus sûr et rassurant.

Harman Kardon Onyx Studio 9

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Quoi qu’il en soit, en l’absence de certification IP, une vulnérabilité à la poussière et aux éclaboussures réserve l’Onyx Studio 9 à un usage en intérieur. De plus, aussi élégants soient-ils, ses flancs en aluminium ne bénéficient d’aucune protection contre les chocs. En effet, la moindre chute sur une surface dure pourrait lui être fatale.

La base de l’Onyx Studio 9 adopte elle aussi une nouvelle approche. L’enceinte repose désormais sur une portion élargie de son contour métallique, là où l’Onyx Studio 8 trouvait son équilibre sur son anneau circulaire. Par conséquent, ce modèle occupe moins de place sur un meuble, mais se montre plus sensible aux déstabilisations. Bien que le pied de la Studio 9 reste relativement fin, son poids et son revêtement en caoutchouc s’avèrent généralement suffisants pour garantir une bonne stabilité sur une surface plane.

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 4 sur 5

Connectique & Diffusion sans-filAuracast entre en scène

L’Onyx Studio passe à un récepteur Bluetooth 5.3, contre 5.2 pour son aînée. Si l’on reste toujours cantonné à l'AAC et au SBC en l’absence — regrettable — de codecs Hi-Res (aptX HD, LDAC, etc.), cette évolution ouvre la voie à la norme LE Audio. Ainsi, l’Onyx Studio 9 peut désormais être synchronisée avec une multitude d’enceintes compatibles Auracast pour mieux sonoriser un ou plusieurs espaces, en plus d’être en mesure de recevoir un signal à partir d’un émetteur LE Audio sans appairage manuel fastidieux.

Si Google Fast Pair manque à l’appel, l’Onyx Studio 9 est évidemment compatible multipoint pour une connexion simultanée à deux sources.

Harman Kardon Onyx Studio 9

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La connectique n’évolue pas face à celle du modèle lancé en 2022. Aux côtés du port d’alimentation dédié à l’accueil du câble C7 (inclus), on retrouve toujours un port USB-C exclusivement dédié à la charge d’un appareil mobile et une entrée mini-jack 3,5 mm pour y connecter une large variété de sources filaires. Cette dernière est avant tout bienvenue pour profiter de contenus vidéoludiques non compensés, en raison d’une latence Bluetooth relativement importante, mesurée à 225 ms.

 4 sur 5

Expérience utilisateurÉpurée, parfois trop

Commandes

Composées de gros boutons en relief directement intégrés au tissu, les commandes de l’Onyx Studio 8 rappelaient fortement celles des enceintes JBL. Sur l’Onyx Studio 9, elles migrent vers la partie supérieure du cadre métallique, alignées sur une bande en caoutchouc. Cette disposition facilite les manipulations, compte tenu de la finesse du coffret, et participe à l’épure générale du design. Peut-être même un peu trop, car il n’est pas toujours évident de distinguer les différentes commandes sans se placer au-dessus de l’enceinte, en raison des reflets lumineux sur la finition gris métallisé de l’interface.

Harman Kardon Onyx Studio 9

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Les commandes de l'enceinte restent à coup sûr héritées de JBL, car elles ne font aucun compromis. On retrouve les contrôles essentiels pour le volume, la lecture et l’activation d’Auracast, tandis que des doubles et triples pressions sur le bouton lecture/pause permettent de naviguer entre les pistes. Il est en revanche regrettable qu’Harman ait choisi d’abandonner les microphones intégrés, une fonction pourtant présente sur l’Onyx Studio 8 et pertinente pour prendre des appels mains-libres à la maison.

Autrement, la navigation s’est montrée fluide. Les commandes sont prises en compte avec une réactivité suffisante et confirmées par une petite led positionnée derrière le tissu en façade.

Harman Kardon Onyx Studio 9

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Application

L’enceinte fonctionne avec l’app Harman Kardon One, dont le design reprend les codes de JBL Portable, la couleur orange signature en moins. Bien qu’elle constitue le seul moyen de consulter précisément l’autonomie restante, cette app n’est pas indispensable pour utiliser l’enceinte au quotidien. Relativement avare en fonctionnalités, elle reste néanmoins appréciable pour ajuster la tonalité via un égaliseur sept bandes ou pour désactiver les alertes sonores, dont l’utilité demeure discutable.

Harman Kardon Onyx Studio 9

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En outre, dans son menu principal, Harman Kardon One permet de gérer les enceintes compatibles synchronisées via Auracast. L’Onyx Studio 9 apparaît automatiquement comme enceinte maîtresse : il suffit ensuite d’appuyer sur le bouton Auracast d’un ou plusieurs autres modèles pour les voir s’ajouter instantanément, sans passer par un appairage Bluetooth classique. À noter qu’il est possible de chaîner l’Onyx Studio 9 avec l’ensemble des enceintes portables JBL de dernière génération (Charge 6, Boombox 4, etc.), le tout avec une excellente fluidité.

L’application autorise toujours la création d’une paire stéréo, mais cette fonctionnalité reste limitée à l’association de deux Onyx Studio 9, comme chez JBL.

 5 sur 5

AudioUne écoute équilibrée et confortable

L’architecture sonore de l’Onyx Studio 9 évolue de concert avec un châssis désormais redressé. Le radiateur passif migre sur la partie inférieure de l’enceinte, aux côtés du woofer de 12 cm, tandis qu’un troisième tweeter de 2 cm fait son apparition entre les deux unités légèrement orientées vers les flancs, déjà présentes sur sa devancière. Selon Harman, ce tweeter central participerait à l'intelligibilité des voix et offrir une scène sonore plus large.

La gamme Onyx étant plébiscitée depuis plus d’une décennie, Harman Kardon n’a pas cherché à bouleverser une formule éprouvée. Loin d’imiter le rendu énergique, mais parfaitement maîtrisé des modèles les plus imposants de sa marque sœur JBL, l’Onyx Studio 9 conserve une signature plus relaxée, sans pour autant démériter en matière d’équilibre.

Harman Kardon Onyx Studio 9

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Il convient toutefois de noter que l’enceinte délivre une signature sonore plus cohérente au-delà de 50 % de son volume, un comportement pour le moins surprenant. En dessous de 79 dB (1 kHz @ 1 m), un pic dans les basses autour de 55 Hz, proche de la fréquence de coupure, prend largement le pas sur le reste du spectre. Ce traitement, qui évoque certaines signatures JBL, mais de façon plus prononcée, se fait d’autant plus sentir en l’absence d’atténuation du bas-médium. À ce niveau sonore, l’Onyx Studio 9 adopte ainsi un caractère à la fois ronronnant et mou, peu engageant à l’écoute.

Harman Kardon Onyx Studio 9

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Heureusement, l’équilibre s’installe rapidement dès que l’on augmente légèrement le volume. L’extrême grave s’assagit et gagne en définition, tandis que le bas-médium se creuse pour laisser respirer les éléments sonores fondamentaux. Si ce réglage axé sur le sub, avec une extension audible jusqu’à 40 Hz, constitue un atout pour sonoriser une pièce de belle taille, on peut regretter un bas-médium un peu en retrait. Ce caractère peut induire une légère sensation de manque d’impact sur des morceaux déjà peu chargés dans cette zone. Mais c’est précisément l’ADN de cette enceinte, celui de proposer une écoute détendue, sans jamais occulter une gamme de fréquences.

Harman Kardon Onyx Studio 9

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Le bas du spectre demeure toutefois suffisamment maîtrisé pour préserver l’assise et les composantes graves des voix, dont les timbres restent justes et crédibles. À un niveau d’écoute confortable, l’Onyx Studio 9 privilégie une restitution centrée sur un médium à la fois clair et chaleureux, particulièrement agréable, bien que pas totalement neutre. Cette signature posée s’appuie aussi sur une courbe légèrement descendante dans le haut-médium et l’aigu, sans jamais basculer dans l’étouffement. Le niveau de détail reste constant, tandis que les instruments les plus énergiques conservent une belle présence, sans dureté ni artifices.

Seul un aigu légèrement en retrait autour de 8 à 10 kHz peut se faire sentir sur les détails de second plan, parfois un peu discrets. L’ensemble demeure néanmoins aéré, sans excès de brillance, et permet une écoute prolongée confortable, dénuée d'exacerbation des sibilances.

Harman Kardon Onyx Studio 9

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En somme, au-delà d’un bel équilibre général, l’Onyx Studio 9 supporte sans difficulté des niveaux d’écoute élevés, sans tomber dans l’agressivité ni présenter une distorsion grandissante. Elle adopte en revanche une stéréo assez singulière, les canaux gauche et droit semblant parfois se confondre, ce qui limite l’ampleur de la scène sonore. Une certaine directivité est également à l’œuvre avec une atténuation des hautes fréquences lorsqu’on s’éloigne de l’axe. Enfin, compte tenu de son gabarit et de son extension généreuse dans les basses, l’Onyx Studio 9 donnera le meilleur d’elle-même éloignée des murs.

 1 sur 5

AutonomieÀ brancher ponctuellement

L’Onyx Studio 9 promet jusqu’à 8 h d’autonomie, en fonction notamment du niveau sonore. À 50 % de son volume, ce qui correspond à une écoute déjà confortable, l’enceinte n’a diffusé de la musique que pendant 4 h 20 min. Un résultat particulièrement faible sur le marché des enceintes portables, mais que l’on excusera au regard d’un usage principalement domestique, pour lequel la laisser connectée au secteur n’est pas trop dérangeant.

Afin de pleinement profiter des capacités de sa batterie, il faudra donc écouter à un volume assez poli, comme la plupart des enceintes JBL.

Harman Kardon Onyx Studio 9

© Harman Kardon

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Points forts

  • Signature chaleureuse et naturelle.

  • Extension généreuse, médiums clairs.

  • Réserve de puissance confortable.

  • Entrée auxiliaire, chaînage via Auracast.

  • Construction irréprochable.

Points faibles

  • Rendu voilé et boomy à bas volume.

  • Usage limité en extérieur (poids notable, pas de norme IP).

  • Poignée un peu étroite, châssis fragile.

  • Abandon du kit mains-libres.

  • Autonomie faiblarde.

Conclusion

Note de la rédaction

 4 sur 5

Comment fonctionne la notation ?

L’Onyx Studio 9 de Harman Kardon reste fidèle à la philosophie de la gamme. Pas de certification IP ni d’éclairages gadgets, mais un design élégant et dense, pensé pour durer à la maison. Cette vocation sédentaire s’affirme avec l’abandon de la large poignée au profit d’une épure esthétique, qui pénalise toutefois la prise en main en déplacement. L’ajout d’Auracast est un vrai plus pour le chaînage avec d’autres Onyx Studio 9 ou des enceintes JBL, mais les nouveautés restent globalement timides (connectivité Bluetooth basique, absence d’USB-C audio, micros abandonnés, autonomie toujours médiocre, etc.). Heureusement, sa signature sonore, à la fois posée et précise, associée à une solide tenue en puissance, en fait une valeur sûre.

Face à la concurrence

L’Onyx Studio 9 occupe le créneau presque sans concurrence des enceintes Bluetooth sur batterie, au format généreux, mais dépourvues de toute protection contre les éléments. Proposée à 250 €, elle parvient pourtant à surpasser sans difficulté des enceintes sédentaires pourtant réputées, telles que la Sonos Era 100 ou la JBL Authentics 200 sur le plan sonore. Le constat est similaire face à plusieurs enceintes nomades plus coûteuses, comme la Kilburn III, bien que les Bose SoundLink Max et Sonos Move 2 lui tiennent la dragée haute. En définitive, si vous recherchez une enceinte destinée au salon, à la fois relativement compacte, durable et musicalement convaincante, sans faire exploser votre budget, l’Onyx Studio 9 s’impose en choix évident.

Sous-Notes

  • Construction

     4 sur 5

  • Portabilité

     2 sur 5

  • Connectique & Diffusion sans-fil

     4 sur 5

  • Expérience utilisateur

     4 sur 5

  • Audio

     5 sur 5

  • Autonomie

     1 sur 5

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