« Une situation de blocage » : la région Sud met la pression sur Nice pour les épreuves de glace des JO Alpes 2030

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« Trois jours pour sortir du blocage ». La région Sud aurait voulu adresser un ultimatum à la ville de Nice qu’elle n’y serait pas prise autrement. Et le temps presse avant la tenue ce lundi 20 décembre d’un bureau exécutif du Comité d’organisation des JO d’hiver des Alpes 2030 qui pourrait bien acter le retrait des épreuves de hockey sur glace à Nice. Voire l’ensemble du pôle glace.

Depuis l’élection d’Éric Ciotti à la mairie de Nice, les tractations vont bon train entre l’élu et le Comité d’organisation des JO d’hiver des Alpes 2030 autour de l’organisation des épreuves de glace, au premier rang desquelles le hockey. Le dossier est complexe avec des désaccords de fond sur l’utilisation, notamment, de l’Allianz Riviera, le stade du club de football de l’OGC Nice, qui devait être transformé en patinoire géante ce que refuse le nouveau maire.

Une réunion avait lieu ce vendredi qui, à en croire le communiqué publié par la région Sud, n’a guère permis de rapprocher les positions. « La réunion de travail organisée ce jour met en évidence une situation de blocage. Des convergences ont pu être trouvées concernant le village olympique ainsi que le complexe olympique omnisports et Nikaïa (pour le patinage et le curling). En revanche, la solution initialement envisagée pour la couverture et l’immobilisation de l’Allianz Riviera n’a pas reçu d’accord. »

La région Sud regrette que l’alternative présentée par Éric Ciotti et ses équipes « engendre un surcoût estimé à 45 M€ » et estime qu’elle « fait peser un risque majeur d’impasse procédurale et de dérive calendaire, incompatibles avec la livraison des Jeux dans les délais impartis ».

« Dans ces conditions, une présentation technique détaillée de la situation sera soumise à l’ensemble des parties prenantes du Cojop le lundi 20 avril, poursuit le communiqué. Cette étape devra permettre d’éclairer et d’acter une décision politique, dans le respect des exigences opérationnelles, budgétaires et de calendrier qui s’imposent à nous. »

En conclusion de ce communiqué, le président de région Renaud Muselier s’exprime en son nom propre et laisse transparaître son pessimisme. « Après m’être battu pour garantir la parité des épreuves et des médailles avec nos partenaires du Nord, je constate que les blocages actuels exposent directement le pôle niçois. Ils pourraient conduire à sa remise en cause. » Celle-ci sera-t-elle entérinée dès lundi ?

Pour rappel, Lyon s’est d’ores et déjà porté candidat pour accueillir le hockey sur glace si nécessaire.

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