13 organisations de spectacle vivant subventionné craignent un « chômage massif en 2026 »

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Par Le Figaro avec AFP

Le 21 janvier 2026 à 17h20

« Les artistes, techniciens, intermittents du spectacle, auteurs nous alertent tous. Les plannings de travail se vident et nous craignons un chômage massif pour 2026 », déclarent le Syndicat des musiques actuelles ou encore la CGT Spectacle.

« Les artistes, techniciens, intermittents du spectacle, auteurs nous alertent tous. Les plannings de travail se vident et nous craignons un chômage massif pour 2026 », déclarent le Syndicat des musiques actuelles ou encore la CGT Spectacle. DIMITAR DILKOFF / AFP

Dans une déclaration commune le 21 janvier, le Syndeac (employeurs des entreprises artistiques et culturelles), le Syndicat des musiques actuelles, la CGT Spectacle et dix autres entités appellent les pouvoirs publics à défendre les aides financières.

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Treize organisations du spectacle vivant subventionné s'alarment d'un « chômage massif » à venir dans leurs structures soumises ces dernières années aux coupes budgétaires et en appellent aux pouvoirs publics pour défendre les aides financières, mercredi 21 janvier dans une déclaration commune. La situation est actuellement « critique pour de très nombreux acteurs du secteur », affirment les organisations d'employeurs et de salariés de la branche (théâtre, opéra, danse, musique, arts du cirque, festivals), réunies jusqu'à jeudi 22 janvier à Nantes aux Bis, rendez-vous des professionnels.

« Les artistes, techniciens, intermittents du spectacle, auteurs nous alertent tous. Les plannings de travail se vident et nous craignons un chômage massif pour 2026 », ajoutent ces syndicats dans ce texte transmis à l'AFP. Parmi elles, le Syndeac (employeurs des entreprises artistiques et culturelles, premier syndicat du secteur public), le Syndicat des musiques actuelles ou encore la CGT Spectacle.

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« Bon nombre d'institutions culturelles connaissent en ce début d'année des problèmes importants de trésorerie. Certains acteurs disparaissent dans l'indifférence totale des pouvoirs publics, quand d'autres tentent de surmonter les difficultés en réduisant leur programmation artistique », ajoutent-ils. En cause selon eux : « les coupes successives de la part de nombreuses collectivités territoriales », « la coupe des crédits de l'État alloués à la création et à l'éducation artistique et culturelle », ou encore, en 2025, « le gel de la part collective du pass Culture » utilisé par les collèges et les lycées pour financer les sorties culturelles.

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Une baisse des financements de l’État

La profession dénonce en outre une baisse des financements prévus dans le budget de l'État pour 2026. En particulier, elle s'alarme d'un « sous-financement » du principal dispositif d'aides, le Fonpeps (Fonds pour l'emploi pérenne dans le spectacle). Ce dernier est doté de 36 millions d'euros dans le projet de loi de finances, alors qu'il devrait l'être à hauteur de 60 millions d'euros, estiment les organisations professionnelles.

Le directeur général de la création artistique au ministère de la Culture, Christopher Miles, a assuré lors d'un débat aux Bis mercredi 21 janvier, que la ministre de la Culture s'était «battue ces deux dernières années» au Parlement «pour préserver les crédits (...) du spectacle vivant» et qu'elle recevrait «très rapidement» les organisations professionnelles au sujet du Fonpeps. Il a appelé le secteur à poursuivre les projets promouvant la «mutualisation des ressources de production» et «l'allongement des temps de diffusion» des spectacles.

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