« BAC Nord » sur France 2 : que sont devenus les vrais policiers qui ont inspiré le film ?

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Les personnages du long-métrage de Cédric Jimenez, diffusé ce dimanche soir sur la Deux, sont inspirés de fonctionnaires accusés d’avoir volé ou extorqué des dealers et revendeurs de cigarettes. Parmi ces derniers, certains ont été révoqués, d’autres sont restés dans la police.

Dans le film de Cédric Jimenez, «BAC Nord», Gilles Lellouche incarne le brigadier-chef Grégory Cerva. Jérôme Macé/Chi-Fou-Mi Prod/Studiocanal/France 2 Cinéma

Dans le film de Cédric Jimenez, «BAC Nord», Gilles Lellouche incarne le brigadier-chef Grégory Cerva. Jérôme Macé/Chi-Fou-Mi Prod/Studiocanal/France 2 Cinéma

« BAC Nord » est introduit par ces mots : « Ce film est inspiré d’une histoire vraie, mais reste une fiction (…) Les faits, personnages, propos et opinions sont fictifs. » Des personnages fictifs, vraiment ? À la fin du thriller explosif de Cédric Jimenez, diffusé ce dimanche soir sur France 2 (à 21h10), pourtant, quelques phrases donnent des nouvelles des trois héros… Comme si seuls leurs prénoms avaient été changés pour le cinéma. Le spectateur peut lire ainsi : « Yass est aujourd’hui au syndicat de la police. Il défend ses collègues et leurs rapports à la hiérarchie. Antoine a rendu son badge. Il est infirmier en prison et s’occupe des détenus. Greg a été radié de la police. Il est aujourd’hui agent de municipalité. »

Fiction ou réalité ? La vérité est entre les deux… Pour son quatrième long-métrage après « Aux yeux de tous », « La French » et « HHhH », Cédric Jimenez a décidé de raconter un scandale révélé par la presse en 2012 : dix-huit membres de la Brigade anticriminalité (BAC) de Marseille (Bouches-du-Rhône) avaient été accusés d’avoir volé ou extorqué des dealers et des revendeurs de cigarettes de contrebande. Jugés au printemps 2021, quatre mois avant la sortie du film en salles (qui a cartonné avec 2,2 millions d’entrées), les policiers encouraient jusqu’à dix ans de prison. Sept d’entre eux ont été relaxés, les onze autres ont écopé de peines avec sursis. Le parquet général d’Aix-en-Provence, qui avait fait appel de ces relaxes, s’est finalement désisté.

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