« Déconnecté de la réalité » : Greenpeace perturbe l’ouverture du sommet sur l’énergie nucléaire par Emmanuel Macron

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L’ONG explique avoir « perturbé l’arrivée des délégations officielles » ce mardi, dénonçant « l’anachronisme » du sommet, le nucléaire n’étant « pas la solution pour sortir au plus vite des énergies fossiles ».

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Drôle de scène ce mardi 10 mars à l’ouverture du sommet mondial sur l’énergie nucléaire. Alors qu’Emmanuel Macron accueillait des représentants d’États à la Seine musicale, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), deux militants de Greenpeace se sont positionnés à quelques mètres de lui pour brandir des banderoles « Nuclear power fuels Russia’s war » (L’énergie nucléaire finance la guerre de la Russie) et « Nuclear Power = Energy Insecurity » (Nucléaire = insécurité énergétique).

L’un après l’autre, les deux individus, qui étaient en costard cravate, se sont mis devant les caméras avant d’être rapidement escortés par la sécurité.

À l’extérieur, quelques manifestants ont affiché des banderoles identiques avant d’être interpellés par les forces de l’ordre, pouvait-on constater sur les photographies publiées par l’Agence France presse.

Plusieurs militants de Greenpeace ont été interpellés ce mardi 10 mars en marge d'un sommet sur le nucléaire à Boulogne-Billancourt. AFP / Dimitar DILKOFF

Plusieurs militants de Greenpeace ont été interpellés ce mardi 10 mars en marge d'un sommet sur le nucléaire à Boulogne-Billancourt. AFP / Dimitar DILKOFF

« Une quinzaine d’activistes de Greenpeace ont perturbé ce matin l’arrivée des délégations officielles au sommet mondial sur l’énergie nucléaire qui a lieu à Boulogne-Billancourt », a revendiqué l’ONG dans un communiqué.

« Le nucléaire n’est pas la solution pour sortir au plus vite des énergies fossiles »

« La tenue d’un tel sommet est un anachronisme, un événement complètement déconnecté de la réalité et des leçons à retenir des situations tragiques de l’agression russe en Ukraine, des frappes en Iran, et des impacts de l’aggravation du dérèglement climatique », explique Greenpeace.

« Non seulement le nucléaire n’est pas la solution pour sortir au plus vite des énergies fossiles, contrairement aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie, mais sa vulnérabilité aux événements climatiques extrêmes, ainsi que la dépendance du secteur aux aléas géopolitiques, créent une insécurité énergétique mondiale incompatible avec la marche actuelle et future du monde », assure l’ONG.

Organisé par la France, le sommet doit réunir une quarantaine de pays et des organisations internationales, dont des représentants des États-Unis et de la Chine - principaux acteurs historiques du secteur, des États européens et des pays membres du G7.

Macron vante le nucléaire civil facteur d’« indépendance »

L’objectif : « identifier les mesures pratiques nécessaires » pour concrétiser la relance d’une énergie nucléaire « sûre et accessible à tous », en avançant notamment sur le sujet épineux du financement.

Lors d’une prise de parole dans la matinée, Emmanuel Marcon a appelé « chaque acteur public et privé à prendre sa part pour continuer de mobiliser les investissements » en faveur du développement du nucléaire civil, « un véritable secteur d’avenir pour nos énergies, nos sociétés, nos pays ».

« Le nucléaire est clé pour réconcilier à la fois l’indépendance et donc la souveraineté énergétique, la décarbonation et donc la neutralité carbone à horizon 2050, et la compétitivité et donc la création d’emplois de nos économies », a également plaidé le président de la République.

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