Analyse. La marine française possède plusieurs forces de déminage, tandis que les Etats-Unis... viennent de démanteler leurs appareils spécialisés.
Publié le 16/03/2026 à 07:30
Le pétrolier Luojiashan est ancré à Mascate, alors que l'Iran promet de fermer le détroit d'Ormuz, dans un contexte de conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran, à Mascate, Oman, le 7 mars 2026.
REUTERS
Les mines marines sont une formidable arme psychologique. On le voit dans le détroit d’Ormuz : pas besoin d’en "mouiller" réellement pour qu’elles produisent leur effet. Il suffit que l’Iran menace de le faire pour semer la panique dans les flottes de commerce et sur les marchés pétroliers. La simple présomption de leur présence bloque le trafic maritime, puis nécessiterait l’engagement de moyens militaires conséquents pour s’en prémunir.
Mines "à influence"
Les mines sont en effet une arme redoutable. Les vieux films de guerre nous montraient parfois ces grosses boules métalliques noires, dérivant dangereusement vers la coque du bateau. Parsemées de pointes, ("les cornes de Herz"), parfois reliées au fond par un câble (un "orin") et surtout bourrées d’explosifs : la terreur des marins. Pour l’essentiel, ce type d’engins a été envoyé dans les salles de musée.
Les mines modernes sont dites "à influence". Les Allemands ont été les premiers à s’en servir massivement durant la Seconde Guerre mondiale, mais la technologie a, depuis lors, considérablement évolué. Ces mines sont bardées de capteurs : acoustiques, magnétiques, hydrostatiques (qui mesurent la pression), etc. Posées sur le fond ou flottant entre deux eaux – donc invisibles depuis la surface – elles détectent le passage d’un navire dans un rayon de 200 à 300 mètres. Les plus sophistiquées peuvent même identifier le navire et le "classifier" ami ou ennemi. Lorsque la mine estime que le bateau est dans la zone optimale de mise à feu, elle déclenche elle-même son explosion. C’est une arme automatique, fonctionnant sans intervention humaine.

il y a 2 hour
1







English (US) ·