Jonas Gahr Store a confirmé avoir reçu ce SMS du président américain, après lui avoir rappelé « la nécessité d’apaiser les tensions » entre les deux pays. Il dit aussi lui avoir rappelé plusieurs fois, ces dernières semaines, que le lauréat du prix Nobel de la paix « n’était pas attribué par la Norvège ».
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Berlin annonce des « contre-mesures » des Européens face au « chantage » de Donald Trump
« Nous ne céderons pas au chantage. L’Europe donnera une réponse claire et unanime », a assuré lundi le ministre de l’économie allemand, Lars Klingbeil, lors d’une conférence de presse avec son homologue français, Roland Lescure. Evoquant des « contre-mesures concertées » en préparation, M. Klingbeil a évoqué le gel de l’accord douanier américano-européen ou encore l’entrée en vigueur de taxes sur des produits américains importés et gelés jusqu’ici jusqu’au 6 février.
Il a aussi évoqué la « boîte à outils » de l’Union européenne (UE) pour répondre « au chantage économique », une référence à l’instrument anti-coercition qui permet en particulier de limiter les importations provenant d’un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements.
De son côté, M. Lescure a dit espérer que cette « arme de dissuasion » fonctionnera, et qu’« on en restera là ». L’Europe doit « affirmer [sa] puissance », tout en essayant de faire « baisser la pression », a-t-il défendu. « Mais malheureusement, il est possible qu’on puisse être amené à prendre des décisions qui ne feront du bien à personne », a relevé le ministre français, annonçant une réunion ministérielle prochaine du G7 pour parler notamment de la crise autour du Groenland.
L’Union européenne a les « outils » pour « que le chantage cesse », assure le commissaire européen Stéphane Séjourné
L’Union européenne (UE) dispose des « outils » pour dissuader Donald Trump d’imposer de nouveaux droits de douane aux pays s’opposant à une annexion du Groenland par les Etats-Unis, a assuré lundi sur France Inter le commissaire européen Stéphane Séjourné, pour qui « le Groenland ne sera jamais américain ». « Il faut que le chantage cesse, et je pense que l’administration américaine fait une erreur importante, c’est de tester les Européens sur deux principes fondamentaux de la construction européenne, qui sont l’autodétermination des peuples et la souveraineté territoriale des Etats membres de l’UE, a-t-il déclaré. Si nous n’affirmons pas cela, c’est la course, et je ne sais pas où s’arrêtera ce désir de puissance et d’annexion du Groenland. »
Face aux menaces américaines, « nous avons les outils à notre disposition, et on doit s’en servir », a défendu le commissaire européen chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle, mettant en avant le « besoin d’unité » des Européens. « Nous sommes au stade de la menace du côté américain, nous devons être au stade également de la menace au niveau européen », a-t-il ajouté, rappelant que l’instrument anticoercition de l’UE, que le président Emmanuel Macron souhaite voir activer, est, « en quelque sorte, une arme de dissuasion qui doit permettre le dialogue et, surtout, d’éviter l’application des droits de douane ».
« Une guerre commerciale n’est dans l’intérêt de personne », estime Keir Starmer
Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a estimé lundi qu’une guerre commerciale – dont Donald Trump menace les Européens pour obtenir le territoire du Groenland –, n’était « dans l’intérêt de personne ». « Les alliances durent parce qu’elles sont construites sur le respect et le partenariat, pas sur la pression », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, ajoutant : « C’est pour cela que je dis qu’utiliser les droits de douane contre des alliés est une erreur totale. »
Il s’est dit déterminé à « travailler avec nos alliés en Europe et avec les Etats-Unis » et à « maintenir le dialogue ». « Nous travaillons étroitement avec les Etats-Unis, et nous ne devons pas perdre de vue que c’est dans notre intérêt national de le faire. Mais nous devons défendre nos valeurs », a-t-il insisté.
L’Union européenne prépare sa riposte : que sait-on des contre-mesures européennes en discussion face aux menaces de Donald Trump ?
- Les ambassadeurs de l’Union européenne sont parvenus dimanche à un large consensus pour intensifier les efforts visant à dissuader Donald Trump d’imposer des droits de douane aux alliés européens, tout en préparant des mesures de rétorsion au cas où ces droits seraient mis en œuvre.
- La veille, le président américain avait menacé huit pays, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, de l’imposition de nouvelles surtaxes douanières sur leurs exportations aux Etats-Unis, en raison de leur opposition à ses velléités de s’emparer du Groenland. Ces droits de douane, de 10 %, seraient effectifs à partir du 1er février et pourraient s’envoler à 25 % au 1er juin.
- Les dirigeants européens doivent discuter des différentes options lors d’un sommet extraordinaire des Vingt-Sept à Bruxelles « dans les jours qui viennent », a annoncé dimanche le président du Conseil européen, Antonio Costa. De source européenne, il devrait probablement avoir lieu jeudi.
- Parmi ces options figure l’activation de « l’instrument anticoercition » de l’Union européenne, permettant en particulier de limiter les importations provenant d’un pays, l’accès à certains marchés publics, et de bloquer certains investissements. C’est ce que propose le président français, Emmanuel Macron, à ses partenaires européens. Adopté par les Vingt-Sept en 2023, ce puissant outil commercial n’a, jusqu’à présent, jamais été utilisé.
- Une autre réponse possible serait de réactiver les mesures de représailles prévues sur une liste comprenant 93 milliards d’euros de marchandises américaines. Cette riposte, un temps envisagée, avait été suspendue après la conclusion, à l’été 2025, d’un accord commercial entre Washington et Bruxelles.
- Les menaces de droits de douane remettent en question cet accord commercial, qui devait être examiné par les eurodéputés dans les jours à venir. L’Allemand Manfred Weber, chef de la droite au Parlement européen, a clairement dit que, s’il était favorable à ce texte, une approbation n’était « pas possible à ce stade ».
- Les efforts de dialogue de l’UE seront probablement un thème central du Forum économique mondial de Davos, où Donald Trump doit prononcer un discours d’ouverture mercredi, marquant ainsi sa première participation à cet événement depuis six ans.
- De sources diplomatiques, aucune décision sur ce dossier n’a été prise à ce stade. « Toutes les options sont sur la table, des discussions auront lieu à Davos avec les Etats-Unis, et les dirigeants se réuniront ensuite », a résumé un diplomate européen à l’agence Reuters.
- Le président du Conseil européen, Antonio Costa, qui préside les sommets de l’UE, a assuré que les Etats membres de l’UE sont fermement engagés à soutenir le Danemark et le Groenland et à se défendre contre toute forme de coercition.
- Le député démocrate-chrétien allemand Jürgen Hardt a également évoqué ce qui pourrait être considéré comme un dernier recours « pour faire revenir le président Trump à la raison sur la question du Groenland » : un boycott de la Coupe du monde de football que les Etats-Unis accueillent cette année.
Donald Trump affirme au premier ministre norvégien ne plus « se sentir obligé de penser exclusivement à la paix »
Lundi matin, le premier ministre norvégien, Jonas Gahr Store, a confirmé avoir reçu un SMS de Donald Trump, la veille, dans l’après-midi. « Il faisait suite à un bref message que j’avais adressé plus tôt dans la journée au président Trump, en mon nom propre et au nom du président finlandais, Alexander Stubb. Dans [ce] message, nous lui avons fait part de notre position concernant l’augmentation des droits de douane qu’il a imposée à la Norvège, à la Finlande et à d’autres pays sélectionnés. Nous avons souligné la nécessité d’apaiser les tensions et avons demandé un entretien téléphonique entre Trump, Stubb et moi-même dans la journée. »
La réponse fut ce SMS de Donald Trump, où le milliardaire affirme ne plus « [se] sentir obligé de penser exclusivement à la paix », n’ayant pas reçu le prix Nobel, attribué en octobre 2025 à la Vénézuélienne Maria Corina Machado. « C’est Trump qui a décidé de partager ce message avec les autres dirigeants des pays de l’OTAN », précise Jonas Gahr Store au journal Aftenposten. Arrivant à une réunion organisée par la Confédération des entreprises norvégiennes à Sola, lundi matin, le premier ministre a expliqué qu’il avait, par le passé, rappelé plusieurs fois à Donald Trump que « [le prix Nobel de la paix] n’est pas attribué par la Norvège, ni par le gouvernement norvégien, ni par moi, mais par le comité Nobel ». Avant d’ajouter : « Ce message, il l’a eu. »
Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)
Sur Le Monde aujourd’hui
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Bonjour, et merci pour votre question, qui évoque ce message que le président Donald Trump a adressé au premier ministre norvégien, Jonas Gahr Store, dans lequel il affirme que, puisqu’il a échoué à remporter le prix Nobel de la paix, il n’a plus besoin de penser « uniquement à la paix ».
« Etant donné que votre pays a décidé de ne pas m’attribuer le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à PLUS de 8 guerres, affirme-t-il, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix, même si elle restera toujours prédominante, mais je peux désormais réfléchir à ce qui est bon et juste pour les Etats-Unis », peut-on lire dans ce message, dont l’authenticité a été confirmée à l’Agence France-Presse (AFP) par une source ayant connaissance du dossier, ainsi que par M. Store au journal norvégien VG.
L’envoyé spécial de Donald Trump désinvité à une course de chiens de traîneau
La Fédération groenlandaise de chiens de traîneau a annoncé que l’invitation faite, à son insu, à l’envoyé spécial de Donald Trump pour le Groenland, Jeff Landry, en vue d’assister à une course en mars avait été annulée.
La semaine dernière, la chaîne groenlandaise KNR avait rapporté que M. Landry avait été invité par un opérateur de tourisme groenlandais privé à la course nationale de chiens de traîneau, en mars, une invitation que la fédération (KNQK) avait jugé « totalement inappropriée ». « La KNQK a été informée que l’entreprise touristique qui avait invité le gouverneur américain Jeff Landry a retiré unilatéralement son invitation », a-t-elle écrit sur Facebook au cours de la nuit de dimanche à lundi.
Les Bourses européennes ouvrent dans le rouge après les menaces douanières de Donald Trump
Les marchés boursiers européens ont ouvert en net recul lundi, accusant le coup des menaces relatives aux droits de douane brandies par Donald Trump contre plusieurs pays du Vieux Continent qui s’opposent à sa volonté d’annexer le Groenland. Vers 9 heures (heure de Paris), dans les premiers échanges Paris perdait 1,75 % ; Francfort, 1,46 % ; Milan, 1,61 %. Seule Londres limitait ses pertes et cédait 0,41 %.
Les secteurs qui exportent le plus vers les Etats-Unis souffraient particulièrement. Le luxe plongeait, à l’image de LVMH (− 3,59 %), Hermès (− 2,42 %) et Kering (− 2,93 %) à Paris. Burberry reculait de 1,73 % à Londres. L’automobile aussi : Stellantis perdait 2,52 % à Paris. A Francfort, BMW cédait 4,49 % ; Volkswagen, 4,26 % ; Mercedes, 4,60 %.
Le Groenland et le Venezuela au menu d’un débat sans vote lundi au Parlement
Le gouvernement organise lundi un débat sans vote au Parlement sur le rôle de la France dans les crises internationales. L’Assemblée nationale, à 17 heures, puis le Sénat, à 21 h 30, seront saisis de ces sujets brûlants au titre de l’article 50-1 de la Constitution. Après avoir écouté une déclaration du gouvernement, les parlementaires débattront à tour de rôle.
A l’Assemblée, ce débat donnera lieu à un jeu de questions-réponses avec des représentants du gouvernement, un format inédit pour ce type de débat dans cet hémicycle, selon les services de la chambre basse. Ce débat sans vote est non contraignant pour le gouvernement, mais il permet aux différentes forces politiques d’interpeller l’exécutif et de développer leur position sur les sujets abordés.
Annoncé par le premier ministre, Sébastien Lecornu, ce débat portera dans le détail « sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela ». Il avait été programmé à la suite de plusieurs demandes en ce sens des groupes de gauche, après l’opération militaire américaine dans ce pays d’Amérique latine, ayant conduit à l’exfiltration du président, Nicolas Maduro, et de son épouse, Cilia Flores, le 3 janvier.
Le chef du gouvernement français avait souhaité que ce débat soit « un moment où il faut se poser des questions sur notre autonomie stratégique, voir pourquoi la réaction européenne n’a pas été aussi rapide et aussi forte, peut-être, qu’attendu, pour dire les choses de manière (…) prudente ».
Depuis, l’actualité a largement dépassé le cadre de l’opération américaine au Venezuela, et ce débat donnera forcément lieu à des prises de parole concernant les velléités du président américain vis-à-vis du Groenland. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a d’ailleurs assuré dimanche qu’elle avait « rénové » le périmètre du débat pour qu’il inclue « la situation internationale » en général, y compris « le Groenland et l’Iran », notamment.
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L’isolement des Etats-Unis, prêts à la guerre commerciale avec l’Europe pour obtenir le Groenland
Par Piotr Smolar
Une puissance carnivore a du mal à restreindre son appétit et à admettre ses propres limitations. En ce début d’année, un an tout juste après son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier 2025, Donald Trump veut mettre la main sur le pétrole du Venezuela, lancer des opérations au sol contre les cartels de la drogue, notamment au Mexique, décapiter le régime iranien et, enfin, acquérir le Groenland, de gré ou de force. Tout cela en déployant davantage l’armée sur le plan intérieur, pour assister la police dans la traque des clandestins, en particulier dans le Minnesota. Ce vertige de puissance inquiète sa propre base MAGA (Make America Great Again), non pas pour des questions de principe ou de droit, mais de dispersion, de focalisation insuffisante sur la vie quotidienne des Américains.
L’UE tient « fermement [son] engagement de défendre la souveraineté du Groenland et du Royaume du Danemark »
« Ensemble, nous tenons fermement notre engagement de défendre la souveraineté du Groenland et du Royaume du Danemark », a insisté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui s’est entretenue avec plusieurs dirigeants dont le premier ministre britannique, Keir Starmer, et la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni.
Le point sur la situation, dimanche 18 janvier dans la soirée
- Les dirigeants des pays de l’UE se réuniront « dans les jours qui viennent » pour coordonner leur réponse sur le Groenland après les menaces de Donald Trump, a annoncé dimanche le président du Conseil européen, Antonio Costa.
- Emmanuel Macron demandera « l’activation de l’instrument anticoercition » de l’UE en cas de nouveaux droits de douane américains, a affirmé son entourage. Le président français, qui avait vivement critiqué samedi les menaces de Donald Trump, s’est également entretenu avec les autres dirigeants européens dans la journée.
- Le premier ministre britannique, Keir Starmer, qui s’est entretenu avec Donald Trump à propos du Groenland dimanche, a répété qu’il était « inapproprié d’imposer des droits de douane aux alliés qui œuvrent pour la sécurité collective des membres de l’OTAN ».
- Le chef de l’OTAN dit s’être entretenu avec Donald Trump au sujet de la situation au Groenland et dans l’Arctique. « Nous continuerons de travailler sur ce sujet », a-t-il affirmé, évoquant notamment une rencontre à venir au forum de Davos, la semaine prochaine.
- L’ordre mondial « tel que nous le connaissons » et « l’avenir » de l’OTAN sont en jeu face aux menaces de surtaxes douanières de Donald Trump, a affirmé le ministre des affaires étrangères du Danemark, qui a assuré ne pas douter du soutien européen.
- « Nous sommes déterminés et unis aux côtés du Danemark et de la population du Groenland », a déclaré le chancelier allemand, Friedrich Merz, affirmant que les membres de l’OTAN s’engagent « à renforcer la sécurité dans l’Arctique ».
- Les troupes armées allemandes se sont retirées du Groenland à l’issue d’une mission d’évaluation de très courte durée. Ce déploiement limité, désormais achevé, visait à apprécier la situation stratégique dans l’Arctique.
Deux députés français annoncent se rendre au Groenland
Deux députés du groupe macroniste, Pieyre-Alexandre Anglade, président de la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale, et Vincent Caure, auteur d’une résolution sur le Groenland, vont se rendre dans l’île arctique les 20 et 21 janvier pour marquer leur « soutien » à son indépendance.
Antonio Costa annonce un sommet des dirigeants européens « dans les jours qui viennent »
Les dirigeants des pays de l’UE se réuniront « dans les jours qui viennent » pour coordonner leur réponse sur le Groenland après les menaces de Donald Trump, a annoncé dimanche le président du Conseil européen, Antonio Costa.
A l’issue de ses consultations avec les Etats membres au sujet du Groenland, M. Costa a affirmé que les échanges confirmaient leur « engagement ferme » en faveur de l’unité sur les principes de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale, ainsi que dans le soutien et la solidarité avec le Danemark et le Groenland.
Il note aussi une reconnaissance partagée de « l’intérêt transatlantique commun pour la paix et la sécurité dans l’Arctique ». Tous les pays estiment que « les droits de douane porteraient atteinte aux relations transatlantiques et sont incompatibles avec l’accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis ».
M. Costa fait part d’une volonté européenne de se « défendre contre toute forme de coercition », et de « continuer à dialoguer de manière constructive avec les Etats-Unis ».
Keir Starmer estime qu’il est « inapproprié d’imposer des droits de douane aux alliés qui œuvrent pour la sécurité collective des membres de l’OTAN »
Le premier ministre britannique, qui s’est entretenu avec Donald Trump à propos du Groenland dimanche, a rappelé sa position sur le Groenland, a fait savoir son porte-parole dans un communiqué. « Il a déclaré que la sécurité dans le Grand Nord était une priorité pour tous les alliés de l’OTAN afin de protéger les intérêts euroatlantiques », a fait savoir son bureau.
« Il a également déclaré qu’il était inapproprié d’imposer des droits de douane aux alliés qui œuvrent pour la sécurité collective des membres de l’OTAN », a-t-il ajouté.
M. Starmer s’est également entretenu avec la première ministre danoise, Mette Frederiksen, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.
Bonjour Lila,
Interrogé dimanche sur ABC This Week, le représentant républicain du Texas Michael McCaul s’est montré sceptique quant à la volonté de Donald Trump d’annexer le Groenland, assurant que le président américain dispose déjà d’un « accès militaire total au Groenland pour nous protéger de toute menace ».
« S’il souhaite acheter le Groenland, c’est une chose. Mais s’il décide d’envahir militairement le territoire, cela reviendrait à renverser l’article 5 de l’OTAN et, en substance, à déclencher une guerre avec l’OTAN elle-même. Cela aboutirait à l’abolition de l’OTAN telle que nous la connaissons », a-t-il mis en garde. L’article 5 de l’OTAN prévoit une assistance mutuelle en cas d’agression.
M. McCaul a ajouté : « Si nous voulons y déployer davantage de militaires, nous pouvons le faire ; nous n’avons pas besoin de l’envahir. S’il veut l’acheter, très bien. Mais je ne vois pas de vendeur disposé à le céder pour le moment. »
Bonjour,
Un porte-parole du commandement des forces interarmées de la Bundeswehr (l’armée allemande) a expliqué à la BBC que l’équipe allemande, composée de 15 soldats qui doivent rentrer à Copenhague dimanche, avait été envoyée au Groenland pour une mission de reconnaissance qui s’était « achevée comme prévu », et avait rempli ses objectifs. Ce déploiement limité visait à apprécier la situation stratégique dans l’Arctique, région devenue un enjeu croissant des rivalités internationales.
Selon le porte-parole, la mission devait se tenir entre le 15 et le 17 janvier. « Après des consultations avec nos partenaires, nous avons ajouté un jour supplémentaire pour se coordonner avec le Danemark », a-t-il précisé. En raison des conditions météorologiques, les soldats n’ont toutefois pas pu atteindre une des stations qu’ils voulaient visiter.
« Néanmoins, des informations importantes ont été recueillies, qui seront désormais utilisées pour coordonner d’éventuelles mesures conjointes avec nos partenaires et dans le cadre de l’OTAN afin de renforcer la sécurité dans l’Atlantique Nord et l’Arctique », a fait valoir le porte-parole dans sa déclaration à la BBC.
Bonjour Ilia,
Pour justifier une prise de contrôle du Groenland, territoire autonome placé sous la souveraineté du Royaume du Danemark, Donald Trump assure que celle-ci est nécessaire « du point de vue de la sécurité nationale », et évoque notamment la présence de bateaux chinois et russes dans l’Arctique. « Si nous ne le prenons pas, la Russie ou la Chine le feront », a-t-il assuré, faisant fi de l’allié danois, membre de l’OTAN, mais également du rôle de l’Alliance atlantique : « Si cela affecte l’OTAN, alors ça l’affecte. »
Avec la fonte des glaces, de nouvelles voies de passage reliant le Pacifique et l’Atlantique s’ouvrent à la flotte chinoise, tandis que la flotte russe, notamment ses sous-marins, passe régulièrement au large du Groenland. La surveillance de la zone est d’autant plus stratégique que sept pays de l’Alliance sont limitrophes du cercle arctique.
Toutefois, la Chine et la Russie nient toute volonté de s’emparer du Groenland. Le ministère des affaires étrangères chinois a ainsi accusé les Etats-Uni d’« utiliser d’autres pays comme prétexte pour poursuivre leurs propres intérêts », assurant que ses activités dans l’Arctique visaient seulement à y « promouvoir la paix, la stabilité et le développement durable ». De son côté, la diplomatie russe a aussi assuré que toute menace russe sur le territoire était un « mythe » promu par le Danemark et des membres de l’OTAN.
Quant aux pays européens, ceux-ci ont assuré leur soutien au peuple groenlandais, comme au Royaume du Danemark, face aux menaces d’annexion du président américain, Donald Trump. Mais ils ont aussi tenu à prouver que les alliés européens de l’OTAN sont capables d’organiser la sécurisation du territoire, en particulier celle de son environnement aéromaritime, sans les capacités américaines, si besoin était, notamment grâce à la mission « Arctic Endurance ».
« Les alliés – individuellement, en partenariat avec d’autres et dans le cadre de l’OTAN – mènent des exercices, des opérations de présence maritime et des activités de formation militaire qui contribuent à la dissuasion et à la défense, et renforcent leur capacité à opérer dans les conditions arctiques », a assuré un responsable militaire de l’Alliance au Monde, évoquant une bonne dizaine d’exercices militaires organisés soit par l’OTAN, soit par certains membres, dans la région, en 2025.
Menaces de surtaxes douanières : le Royaume-Uni hausse le ton de manière inhabituelle
Par Cécile Ducourtieux
La tactique britannique de l’apaisement a-t-elle encore un sens ? Pendant près d’un an, jusqu’aux demandes extravagantes de Donald Trump concernant le Groenland, le premier ministre, Keir Starmer, a refusé de critiquer ouvertement le président américain, répétant que la « relation spéciale » entre Londres et Washington restait essentielle, spécialement la coopération en matière de défense et de renseignement, et que « choisir » entre l’Union européenne et les Etats-Unis constituait une « erreur stratégique ». Mais la coupe semble pleine pour le dirigeant travailliste qui ose enfin résister, au moins rhétoriquement, aux intimidations trumpiennes.
Réunion d’urgence des ambassadeurs des Vingt-Sept à Bruxelles
La réunion d’urgence des ambassadeurs des Vingt-Sept a débuté à Bruxelles en fin d’après-midi, selon plusieurs sources diplomatiques à l’Agence France-Presse. Si elle ne devrait pas donner lieu à des annonces immédiates, elle doit permettre un échange de vues après les nouvelles menaces du locataire de la Maison Blanche qui ont suscité de très vives réactions, Bruxelles évoquant le risque d’une « spirale dangereuse ».
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