Cette réunion « trilatérale » a lieu le lendemain de l’entrevue entre le président russe, Vladimir Poutine, et l’émissaire américain Steve Witkoff.

Live animé par Cécile Bouanchaud et Christophe Sales

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Nicosia, sur l’île de Chypre, le 7 janvier 2026. - PETROS KARADJIAS/AP Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Nicosia, sur l’île de Chypre, le 7 janvier 2026. PETROS KARADJIAS/AP

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101 drones russes lancés dans la nuit et la matinée, selon l’armée ukrainienne

Les forces russes ont lancé 101 drones, dont 60 étaient de type Shahed, entre 19 heures, jeudi 22 janvier et 10 heures, vendredi matin (heure de Kiev), rapporte l’armée de l’air ukrainienne.

76 drones ont, selon elle, été interceptés ou détournés par brouillage. 19 drones ont échappé à la défense aérienne et ont touché 12 sites, poursuit l’armée de l’air.

Elle ajoute que les bombardements se poursuivent et que plusieurs drones se trouvent encore dans l’espace aérien ukrainien.

Inspirée de la Defense Advanced Research Projects Agency américaine (Agence pour les projets de recherche avancée de défense, connue sous son acronyme, Darpa) ou de l’Accélérateur d’innovation de défense de l’OTAN (Diana), l’armurerie en ligne Brave1 s’en distingue notamment par la rapidité des procédures de certification. Le délai entre le dépôt d’un projet et sa validation est en moyenne de deux à trois mois, alors que plusieurs années sont parfois nécessaires aux Etats-Unis ou en Europe.

Ukrainiens, Russes et Américains vont évoquer aux Emirats la « question-clé » des territoires dans l’Est, affirme Volodymyr Zelensky

Le contrôle des territoires de l’est de l’Ukraine sera abordé par les délégations ukrainienne, russe et américaine lors de la réunion trilatérale prévue à partir de vendredi à Abou Dhabi, a déclaré Volodymyr Zelensky.

« La question du Donbass [territoire dans l’est de l’Ukraine incluant les oblasts de Donetsk et Louhansk] est clé », a déclaré le président ukrainien lors d’une conférence de presse en ligne, ajoutant que cette question serait discutée « à Abou Dhabi, aujourd’hui et demain ».

Incendie dans un dépôt pétrolier russe après une frappe de drone

Une attaque de drone a provoqué un incendie dans un dépôt pétrolier de la ville de Penza, dans l’ouest de la Russie, tôt vendredi matin, sans faire de victimes, a déclaré le gouverneur de la région, Oleg Melnitchenko sur Telegram.

Les autorités n’ont pas donné de détails sur l’origine des drones, mais le ministère de la défense russe a fait savoir que la défense aérienne a intercepté au moins 12 drones ukrainiens pendant la nuit, dont un au-dessus de la région de Penza. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent une colonne de flammes s’élevant du site d’un dépôt pétrolier situé dans la banlieue est de Penza, à 618 kilomètres de la ligne de front.

L’Ukraine n’a, pour l’heure, pas commenté ces informations. Les drones ukrainiens, relativement peu coûteux, ont causé des milliards de dollars de dommages aux installations pétrolières et gazières russes.

Kiev affirme que ces attaques sont une riposte légitime aux frappes russes contre son propre système énergétique, dans cette guerre qui dure depuis près de quatre ans. Les bombardements russes sur le réseau énergétique ukrainien ces dernières semaines ont privé des milliers de personnes de chauffage et d’électricité alors que les températures sont inférieures à zéro.

📷 A Kiev, des repas chauds contre le froid

Des habitants font la queue pour recevoir un repas chaud, distribué par des bénévoles dans un quartier de Kiev privé d’eau et d’électricité, le 22 janvier 2026. Des habitants font la queue pour recevoir un repas chaud, distribué par des bénévoles dans un quartier de Kiev privé d’eau et d’électricité, le 22 janvier 2026.
Des bénévoles distribuent des repas chauds aux habitants d’un quartier de Kiev privé d’eau et d’électricité, le 22 janvier 2026. Des bénévoles distribuent des repas chauds aux habitants d’un quartier de Kiev privé d’eau et d’électricité, le 22 janvier 2026.
Des tentes d’urgence installées pour permettre aux habitants de se réchauffer, à Kiev, le 21 janvier 2026. Des tentes d’urgence installées pour permettre aux habitants de se réchauffer, à Kiev, le 21 janvier 2026.
Distribution d’un repas chaud par des bénévoles, dans une tente d’urgence installée dans un quartier résidentiel de Kiev, le 22 janvier 2026. Distribution d’un repas chaud par des bénévoles, dans une tente d’urgence installée dans un quartier résidentiel de Kiev, le 22 janvier 2026.
Des habitants se réchauffent sous une tente d’urgence, installée pour les personnes privées d’électricité et de chauffage, à Kiev, le 22 janvier 2026. Des habitants se réchauffent sous une tente d’urgence, installée pour les personnes privées d’électricité et de chauffage, à Kiev, le 22 janvier 2026.

Sur Le Monde aujourd’hui

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La composition de la délégation ukrainienne pour la réunion à Abou Dhabi dévoilée

Selon Kiev, l’Ukraine sera représentée lors de la une réunion trilatérale prévue vendredi à Abou Dhabi par le secrétaire du Conseil de sécurité, Rustem Umerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef adjoint, Sergiy Kyslytsya, par le chef du parti présidentiel, David Arakhamia, et par le chef d’état-major des forces armées, le général Andri Hnatov.

Le Kremlin annonce une rencontre « trilatérale » vendredi aux Emirats arabes unis

« Il a été convenu que déjà aujourd’hui, la première réunion d’un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou Dhabi », a déclaré à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, soulignant que le rendez-vous entre M. Poutine et M. Witkoff jeudi avait été « utile à tous points de vue ».

Selon lui, la délégation russe, menée par le général Igor Kostioukov, haut responsable de l’état-major, « se rendra dans les prochaines heures à Abou Dhabi » pour rencontrer les Ukrainiens et les Américains. « Les Américains ont beaucoup fait pour préparer cette réunion et ils espèrent qu’elle sera un succès et ouvrira des perspectives pour avancer sur l’ensemble de questions liées à la fin du conflit », a souligné M. Ouchakov.

Par ailleurs, une rencontre consacrée aux questions économiques aura lieu vendredi à Abou Dhabi entre Steve Witkoff et l’émissaire du Kremlin aux questions économiques internationales, Kirill Dmitriev, a-t-il précisé. « Nous sommes sincèrement intéressés à un règlement [du conflit] par les moyens politico-diplomatiques », a assuré M. Ouchakov. « Tant que ce n’est pas encore le cas, la Russie va continuer d’atteindre ses objectifs (…) sur le champ de bataille », a-t-il ajouté.

Fin de la rencontre entre Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff

La rencontre entre le président russe, Vladimir Poutine, et l’émissaire américain Steve Witkoff dans le cadre des pourparlers sur la fin de la guerre en Ukraine s’est achevée, a annoncé le Kremlin dans un communiqué. L’entretien, qui a débuté à Moscou tard jeudi soir, a duré plus de trois heures et demie. Steve Witkoff était accompagné du gendre du président américain Donald Trump Jared Kushner. M. Poutine était, pour sa part, apparu aux côtés de son conseiller diplomatique Iouri Ouchakov et de son émissaire pour les questions économiques internationales, Kirill Dmitriev.

S&P estime que l’Ukraine n’est plus en défaut sur sa dette

L’agence de notation S&P a remonté la notation appliquée à la dette de long terme ukrainienne, désormais considérée comme « spéculative », à CCC +, alors qu’elle était jusqu’ici vue en « défaut partiel », à SD, assortissant cette nouvelle note d’une perspective stable.

S&P n’est pas la première à remonter la notation du pays d’Europe de l’Est, puisque Fitch avait elle-même refait passer l’Ukraine de « défaut partiel » à CCC, soit « hautement spéculatif », à la fin de décembre.

Une évolution qui intervient alors qu’une « petite partie » de la dette ukrainienne est toujours considérée en défaut mais « cela ne devrait pas avoir d’impact significatif sur la capacité de l’Ukraine et sur sa volonté d’honorer ses autres obligations », a estimé S&P dans son communiqué.

Le défaut concerne des obligations émises par une entreprise publique d’énergie et détenues par une banque commerciale étrangère, pour un total qui représente moins de 1 % de la dette publique du pays, a précisé l’agence.

L’agence de notation juge également que la perspective stable se justifie par « un service de la dette gérable à court terme et un soutien financier international continu, en particulier de la part de l’Union européenne ». Le bloc européen s’est en effet entendu, à la fin de décembre, pour accorder au gouvernement ukrainien un prêt de 90 milliards d’euros afin de financer son budget et son armée.

Avec ce prêt, l’Ukraine va pouvoir dépenser 60 milliards d’euros, sur les 90 milliards prévus au total pour renforcer ses capacités militaires en 2026 et 2027, avait dit au début du mois la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Les 30 milliards restants seront utilisés par Kiev pour ses besoins budgétaires, sous condition de réformes liées au renforcement de l’Etat de droit ou à la lutte anticorruption, a précisé la Commission européenne.

L’Ukraine ne remboursera ce prêt qu’une fois des réparations payées par la Russie. Les intérêts, soit environ 3 milliards d’euros par an, seront payés par le budget de l’Union européenne.

S&P prévient cependant que « la capacité de l’Ukraine à assumer ses engagements financiers reste tributaire et dépendante de conditions économiques et financières favorables, notamment concernant l’évolution du conflit en cours et du soutien continu de ses alliés ».

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Début de la rencontre à Moscou entre Vladimir Poutine et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner

La rencontre entre le président russe, Vladimir Poutine, et l’émissaire américain Steve Witkoff a débuté jeudi soir à Moscou, a annoncé le Kremlin. M. Witkoff, accompagné par le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, était arrivé peu auparavant dans la capitale russe en avion depuis le Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

L’émissaire américain Steve Witkoff est arrivé à Moscou pour des pourparlers avec Vladimir Poutine

L’émissaire américain Steve Witkoff est arrivé jeudi soir à Moscou pour des pourparlers sur l’Ukraine avec le président Vladimir Poutine, ont annoncé la télévision publique et les agences de presse russes. L’avion transportant M. Witkoff a atterri à l’aéroport de Vnoukovo, à Moscou, en provenance de Zurich, en Suisse, où il participait au Forum économique mondial, ont rapporté les agences TASS et RIA Novosti.

Le point sur la situation, jeudi 22 janvier à 21 heures

  • Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a vertement critiqué, jeudi, ses alliés européens à la tribune du Forum économique mondial de Davos, fustigeant une Europe « fragmentée » et « perdue » lorsqu’il s’agit d’influer sur les positions du président américain, Donald Trump, et manquant de « volonté politique » face à son homologue russe, Vladimir Poutine.
  • Avant de prendre la parole, Volodymyr Zelensky s’était entretenu avec Donald Trump. Interrogé à l’issue de cette rencontre sur le message qu’il souhaitait faire passer à Vladimir Poutine, M. Trump a lancé : « La guerre doit prendre fin. »
  • De son côté, lors d’un point presse après sa prise de parole, M. Zelensky a affirmé être parvenu à un accord avec le dirigeant américain sur les garanties de sécurité pour assurer le maintien de la paix en Ukraine après une éventuelle cessation du conflit avec la Russie, tout en ajoutant que la question des territoires de l’est de l’Ukraine n’était toujours pas réglée.
  • Le président ukrainien a également assuré que les documents en cours d’élaboration avec Washington pour mettre fin à l’invasion russe de l’Ukraine étaient « presque prêts ».
  • Volodymyr Zelensky a aussi évoqué des discussions « trilatérales » entre l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis vendredi et samedi aux Emirats arabes unis. Elles feront suite à la visite de l’équipe de négociation américaine à Moscou jeudi.
  • Le Kremlin a annoncé que Vladimir Poutine discuterait jeudi soir de ‍la guerre ​en Ukraine avec une délégation américaine composée de l’envoyé spécial de Donald Trump Steve Witkoff et du gendre du président américain Jared Kushner.
  • La marine française a arraisonné, jeudi en Méditerranée, le Grinch, un pétrolier soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » russe, quatre mois après l’interception dans l’océan Atlantique d’un autre de ces navires qui permettent à Moscou d’exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales.

L’ancien premier ministre belge Elio Di Rupo juge « indécentes » les critiques de Volodymyr Zelensky envers l’Europe à la tribune de Davos

Elio Di Rupo, ancien premier ministre belge (de 2011 à 2014) et aujourd’hui député européen, a vivement réagi, jeudi sur X, aux propos du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui a fustigé, à la tribune du Forum économique mondial de Davos, une Europe « fragmentée », « perdue » face au président américain et manquant de « volonté politique » face au président russe.

M. Di Rupo a jugé ces déclarations « tout simplement indécentes ». « L’Union européenne a mobilisé des dizaines de milliards d’euros pour soutenir l’Ukraine militairement, économiquement et humanitairement, a-t-il lancé. Des sommes colossales, financées par les citoyens européens, souvent au détriment d’autres politiques essentielles qui manquent cruellement de moyens. Et cela ne suffit toujours pas. »

M. Di Rupo a jugé que ces propos, qui semblent selon lui « avant tout destinés à flatter l’ego de Donald Trump », étaient non seulement « une gifle adressée aux Européens », mais « une marque de mépris ». « Le président ukrainien semble avoir fait son choix. Les Etats-Unis. Très bien. Mais alors, que les choses soient claires : les Européens doivent cesser de payer la facture et arrêter de s’épuiser à vouloir faire entrer coûte que coûte l’Ukraine dans l’Union européenne », a-t-il conclu.

« Vous êtes un homme dans une situation désespérée » : le premier ministre hongrois, Viktor Orban, répond vertement à Volodymyr Zelensky

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a vivement réagi après le discours du président ukrainien, Volodymyr Zelensky jeudi à la tribune du Forum écononique mondial à Davos. « Tous les Viktor qui vivent de l’argent européen tout en essayant de vendre l’Europe méritent une claque sur la tête », a déclaré le dirigeant ukrainien. « Et s’il se sent à l’aise à Moscou, cela ne signifie pas que nous devons laisser les capitales européennes devenir des petits Moscou. »

Des propos qui n’ont visiblement pas plu à l’intéressé qui s’est senti visé même si son nom de famille n’a pas été cité. S’adressant dans un post sur X directement au président Zelensky, M. Orban, considéré comme le dirigeant le plus proche du Kremlin au sein de l’Union européenne, lui a lancé : « Je suis un homme libre au service du peuple hongrois. Vous êtes un homme dans une situation désespérée qui, depuis maintenant quatre ans, est incapable ou refuse de mettre fin à une guerre, malgré le fait que le président des Etats-Unis vous ait apporté toute l’aide possible pour y parvenir. »

L’UE débloque 10 millions d’euros pour la création d’un tribunal spécial chargé de juger les dirigeants russes pour leur rôle dans l’invasion de l’Ukraine

« Aujourd’hui, l’Union européenne a débloqué les 10 premiers millions d’euros destinés à la création d’un nouveau tribunal spécial chargé de juger les dirigeants russes pour leur rôle dans la guerre menée par Moscou contre l’Ukraine, a écrit, jeudi soir sur X, Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne. Les dirigeants russes sont responsables de cette guerre et ils doivent rendre des comptes. Il ne peut y avoir d’impunité. »

L’idée d’un tribunal ad hoc, placé sous l’égide du Conseil de l’Europe, était apparue peu après le déclenchement de l’invasion, en février 2022, en raison de l’impossibilité, pour la Cour pénale internationale (CPI), de juger pour « crimes d’agression » des dirigeants d’Etats non signataires du statut de Rome, à l’instar de la Russie. Son principe, soutenu par quelque 35 pays européens, avait été acté en mai 2025. Cette instance ne pourrait cependant poursuivre Vladimir Poutine que lorsque celui-ci aura quitté le pouvoir.

Pour en savoir plus, relisez cet article de mai 2025 :

Pétrolier arraisonné par la France : le Royaume-Uni a fourni « un appui en matière de suivi et de surveillance »

Après l’interception jeudi par la France du pétrolier Grinch soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » russe, le ministre de la défense britannique, John Healey, a confirmé, dans un communiqué, que son pays avait fourni « un appui en matière de suivi et de surveillance », notamment par le « déploiement du HMS Dagger pour surveiller le navire dans le détroit de Gibraltar ».

Bonjour.
Merci pour vos questions. Julien Bouissou, du service Economie, y répond : Selon les informations du site Marine Traffic, le navire, qui arrive du port russe de Mourmansk, est chargé de pétrole, et sa destination est inconnue. Souvent, les pétroliers fantômes transbordent leur cargaison en haute mer, dans la Méditerranée, vers un autre navire pour masquer l’origine russe du pétrole.

Le bateau n’a pas été arraisonné parce qu’il est sanctionné par les Européens ou les Britanniques, mais parce qu’il ne serait pas en règle. La Convention des Nations unies sur le droit de la mer, l’équivalent de la Constitution qui régit le droit de la mer, autorise l’arraisonnement d’un navire dans les eaux internationales (comme ce fut le cas aujourd’hui) pour une seule raison : s’il n’est enregistré nulle part, c’est-à-dire s’il n’a aucun pavillon, ou s’il a de faux papiers.

Pour éviter tout ennui, les armateurs des pétroliers fantômes fabriquent souvent des faux documents d’enregistrement, ou ils s’enregistrent provisoirement dans un pavillon de complaisance, comme au Gabon ou aux Comores, réputés très laxistes. C’est ce que veulent vérifier les autorités françaises. Elles affirment que l’opération « visait à vérifier la nationalité [du] navire », dont « l’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré ».

Il est peu probable que le navire soit retenu. Rappelez-vous : en octobre 2025, le pétrolier Pushpa, aussi appelé Boracay, avait été arraisonné par la marine française au large de Saint-Nazaire pour des raisons similaires. Il avait repris son chemin au bout de quelques jours. Difficile dans ces conditions de savoir ce que deviennent leurs cargaisons. Les Européens veulent surtout envoyer un message aux Russes, et leur faire comprendre qu’il sera de plus en plus difficile pour eux de vendre du pétrole en contournant les sanctions.  

Julien Bouissou

Le discours de Volodymyr Zelensky à Davos

Si vous avez manqué le discours du président ukrainien au Forum économique mondial, jeudi à Davos, retrouvez ses points forts ci-dessous.

Le « Grinch », le pétrolier arraisonné jeudi par la France, était « soupçonné d’arborer un faux pavillon »

Le préfet maritime de la Méditerranée a donné, jeudi, plus de détails dans un communiqué sur cette « action menée en coopération avec nos alliés, dont le Royaume-Uni », et qui s’est déroulée « en haute mer » entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, à bord du « pétrolier-cargo Grinch en provenance de Mourmansk », port arctique russe de la mer de Barents, qu’il avait quitté le 28 décembre 2025.

« Menée sur la base de l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, cette opération visait à vérifier la nationalité d’un navire soupçonné d’arborer un faux pavillon », précise le communiqué. Après la montée à bord de l’équipe, l’examen des documents « a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré » et un signalement a été fait au procureur de la République de Marseille, compétent au titre du tribunal maritime.

Le navire a donc été dérouté. Il est actuellement « escorté par des moyens de la marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications », est-il écrit. Contactée par Le Monde, la préfecture maritime n’a pas souhaité donner plus de détails pour l’instant sur cette opération qui est toujours en cours.

C’est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay. Ce dernier, qui figure lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné fin septembre par les commandos de la marine française dans l’océan Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.

Le pétrolier avait finalement pu reprendre la mer six jours plus tard. Son commandant, de nationalité chinoise, est convoqué le 23 février prochain à Brest afin d’être jugé pour « refus d’obtempérer ». Dans ce type d’affaire, la judiciarisation, avec renvoi devant un tribunal, est rarissime.

Volodymyr Zelensky dit être parvenu à un accord avec Donald Trump sur les garanties de sécurité

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé, jeudi, être parvenu à un accord avec Donald Trump sur les garanties de sécurité pour assurer le maintien de la paix en Ukraine après une éventuelle cessation du conflit avec la Russie.

« Les garanties de sécurité, c’est prêt », a assuré le dirigeant ukrainien lors d’un point presse en marge du Forum économique mondial de Davos. Il a précisé que « le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux Parlements nationaux ».

Il a cependant ajouté que la question des territoires de l’est de l’Ukraine n’était toujours pas réglée. « Tout tourne autour de la partie orientale de notre pays. Tout tourne autour des territoires. C’est le problème que nous n’avons pas encore résolu », a-t-il souligné.

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