Ces deux mégabassines devaient être les plus grandes de France avec une dimension de 18 ha pour l’une et 14 pour l’autre. En mai 2024, des milliers d’opposants s’étaient mobilisés dans le Puy-de-Dôme, près des sites où elles devaient être installées. Depuis, le chantier n’a pas évolué et pour cause : il est abandonné.
« On l’a appris l’automne dernier, indique un membre du collectif Bassines non merci 63. Ça fait un moment qu’on se doutait déjà que ça ne se ferait pas parce qu’il y avait de gros problèmes. Ça a commencé par des problèmes techniques qu’ils ont signalés à propos d’une des deux mégabassines qui ne pouvait pas se faire. Donc, à partir de là, on avait compris que ça serait très difficile pour eux de trouver un autre emplacement. »`
« Ça ne pouvait pas tenir »
Le projet, notamment porté par l’ASL des Turlurons, est donc au point mort. Questionné sur cette information avant son départ, Joël Mathurin, préfet du Puy-de-Dôme, est resté catégorique. « Je ne peux pas avoir une position sur un sujet qui n’existe pas. En revanche, une solution mono usage, qui satisferait que quelques-uns, pour moi, n’est ni efficace, ni durable. Mais ceux qui disent qu’il ne faut pas stocker de l’eau, c’est n’importe quoi. Il le faut. »
Du côté de Bassines non merci 63, la satisfaction est clairement affichée. Mais le pragmatisme est aussi de rigueur. « Naturellement, les militants aimeraient penser que la mobilisation a influencé cette décision, témoigne l’un de ses membres. Je pense que ça a pu jouer mais ce n’est pas le seul facteur. Le projet était vraiment à la fois gigantesque, démesuré et très mal ficelé. Donc ça ne pouvait pas tenir. »
Cependant, pour le collectif, une certaine « vigilance » persiste. D’autres projets, de taille moindre, pourraient être envisagés. « Les irriguant s’orienteront peut-être vers des projets en petit collectif. On sait bien qu’ils ne renoncent pas à leur projet d’accaparement d’eau, mais ça va prendre d’autres formes. »












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