« Les chiens seront tenus en laisse » : en Bretagne, une 10e réserve naturelle régionale à Guissény

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« Il n’y en avait pas eu de créée en Bretagne depuis neuf ans ! se félicite dans un grand sourire Nicolas Loncle, chargé de mission environnement et Natura 2000 à la mairie de Guissény (Finistère). C’est sur cette commune littorale et sur les deux autres qui l’entourent, Kerlouan à l’est et Plouguerneau à l’ouest, que vient de voir le jour la 10e Réserve naturelle régionale (RNR) de Bretagne.

Elle s’étend sur pas moins de 600 ha (400 ha d’estran et 200 ha de domaine terrestre). « C’est aussi la troisième RNR du Finistère, après les landes et tourbières du Cragou et du Vergam et les sites multiples de la presqu’île de Crozon. »

Les autres sites classés, si l’on n’exclut les dunes du haut pays bigouden, encore au stade de projet, sont des Réserves naturelles nationales (RNN) : Saint-Nicolas-des-Glénan, la tourbière du Venec dans les monts d’Arrée et les îlots et archipels de mer d’Iroise.

« À Guissény, dont la nouvelle RNR portera le nom, nous avons déjà des protections depuis 25 ans, poursuit Nicolas Loncle. Nous sommes déjà en zone Natura 2000 mais les mesures de protection de l’environnement n’étaient pas suffisantes. ». Ce classement va permettre une réelle sensibilisation au public, du marquage, des panneaux de signalisations, et des restrictions spécifiques pour les promeneurs et usagers du littoral.

Les oiseaux seront particulièrement protégés

« La nouvelle réserve et sa gestion engagent de nombreux acteurs locaux (collectivités, associations, habitants, agriculteurs…) », précise la région Bretagne, qui apportera une dotation annuelle de 65 000 euros à la mairie de Guissény, gestionnaire de la RNR.

« Ce site naturel d’exception, entre estrans et îlots, marais, prairies humides et cordon dunaire, accueille une importante diversité floristique et faunistique, notamment ornithologique, avec 83 espèces d’oiseaux nicheurs et 121 espèces d’oiseaux hivernants », précise la Région.

Parmi les oiseaux les plus représentatifs, des oies bernaches, des canards siffleurs, des hérons, des aigrettes garzette et autres échassiers, des bécassines des marais, des bécasseaux (sanderling et variables, parfois violets), de grands gravelots, ou encore le fragile courlis cendré.

La réglementation pour les usagers de cet immense site sera donc plutôt liée aux oiseaux. « On travaille à la mise en place de signalétique », précise Nicolas Loncle, qui rappelle également une nouvelle condition, non négociable : « Toute l’année, désormais, les chiens seront tenus en laisse ! »

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