La découverte d’un monastère byzantin vieux de 1500 ans enrichit le patrimoine chrétien de l’Égypte

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Le complexe monastique est composé de bâtiments en brique de terre crue aux dimensions allant de 56 à 112 mètres carrés.

Le complexe monastique est composé de bâtiments en brique de terre crue aux dimensions allant de 56 à 112 mètres carrés. Egyptian Ministry of Tourism and Antiquities

Les archéologues ont mis au jour un complexe géant à Sohag, en Haute-Égypte, abritant des amphores, des ostraca, ainsi qu’une église.

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Cette découverte pourrait donner un coup de projecteur au site archéologique d’Al-Qarya bi-Al-Duweir. Dans un communiqué partagé le 8 janvier, le ministère du Tourisme et des Antiquités et le Conseil suprême des Antiquités égyptiens ont annoncé avoir mis au jour les vestiges d’un important complexe monastique datant de l’époque byzantine dans les environs de Sohag, une ville du bord du Nil en Haute-Égypte. Selon les chercheurs, ces fouilles « ajoutent un chapitre important à la longue et riche histoire religieuse et culturelle de l’Égypte et apportent de nouvelles informations précieuses sur la nature de la vie monastique » dans la région.

La découverte fait état de bâtiments en brique de terre crue allant de 56 à 112 mètres carrés. Ces édifices comprennent des pièces rectangulaires probablement destinées au culte, ainsi que des petites pièces voûtées qui auraient servi de cellules aux moines et d’espaces de dévotion, précise Mohamed Abdel-Badei, chef du secteur des antiquités égyptiennes anciennes, dans des propos relayés par le site Arhamonline.

Des amphores de stockage comptent parmi les nombreux vestiges découverts sur le site d’Al-Qarya bi-Al-Duweir. Egyptian Ministry of Tourism and Antiquities

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Mis au jour de l’église

Des traces de plâtre seraient encore visibles sur les murs et les sols du bâtiment. Durant la mission, les archéologues ont aussi mis au jour des vestiges de petites structures circulaires qui, selon eux, auraient servi de tables communes pour les repas des moines qui y logeaient. Mais aussi des bassins en briques rouges et en calcaire, utilisés pour le stockage de l’eau ou des activités industrielles du monastère, des amphores de stockage, une collection d’ostraca gravés en copte, des outils domestiques, des fragments de pierre et des morceaux de panneaux de calcaire sculptés d’inscriptions coptes.

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La plus grande découverte restera celle de l’église, identifiée au cœur d’un bâtiment en briques crues mesurant 140 mètres carrés. On remarque encore la nef, le chœur, le sanctuaire et deux chambres latérales. Selon Sherif Fathy, les fouilles d’Al-Qarya bi-Al-Duweir permettront, à terme, de « développer le tourisme culturel et d’attirer l’attention sur des destinations archéologiques moins connues ». Loin d’Alexandrie, des pyramides de Kheops ou de Louxor, la ville de Sohag est déjà connue pour être le point de départ des excursions vers le site d’Abydos, mais aussi pour deux importants sites chrétiens, le monastère rouge et le monastère blanc.

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