DÉCRYPTAGE - Après la victoire des Harlequins face au Stade Rochelais (17-27), synonyme d’élimination pour les Jaune et Noir en Champions Cup, découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction du Figaro.
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Une troisième ligne anglaise déchaînée
Alex Dombrandt et Chandler Cunningham-South avaient terriblement faim. Et les Harlequins peuvent remercier leurs deux bulldozers, grands artisans de cette victoire de prestige du côté de Marcel-Deflandre (17-27). Le premier, capitaine, termine ce match avec le record de courses (15) et de turnovers (2), symboles de son activité débordante autant offensivement que défensivement. Ses prises de balles tranchantes ont fait des dégâts considérables face à Levani Botia et compagnie, complètement dépassés. Le second, que l’on vous présentait l’année dernière dans nos colonnes comme le joueur à suivre du Tournoi des six nations 2025, s’est également illustré de fort belle manière. Constamment dans l’avancée et auteur de deux plaquages dominants, il offre un essai à son arrière, Tyrone Green, sur une passe lumineuse pour ouvrir l’intervalle dans la défense rochelaise (54e).
Marcus Smith en patron
Certes, tout n’a pas été parfait pour l’ouvreur international anglais (un carton jaune pour un plaquage tête contre tête sur Jules Favre dans le second acte). Mais le numéro 10 des Quins a prouvé qu’il était encore capable d’imposer son style et de jouer les premiers rôles dans un match de haut niveau européen. Précieux dans sa façon de dicter le rythme durant la majeure partie de la rencontre, c’est lui qui crée le décalage sur l’essai de l’ailier Cadan Murley juste avant la pause. Très solide dans le jeu au pied pour soulager ses coéquipiers et auteur d’un 100% face aux perches, Marcus Smith a tenu son rang. À la 80e minute, il ne s’est pas fait prier pour passer une dernière pénalité et crucifier son adversaire du soir.
Davit Niniashvili s’est démené
Lui aurait mérité mieux, au vu de sa prestation devant ses supporters. Auteur du premier essai de la journée, au soutien de West, Niniashvili a tenté d’emballer la rencontre. À l’image de cette pénalité vite jouée quelques minutes plus tard en prenant toute la défense de vitesse, sur une action qui n’aura finalement rien donné. L’ailier géorgien termine avec une ligne de statistiques qui témoigne de son impact : 3 défenseurs battus, 2 franchissements ou encore 9 courses. Mention spéciale à Thomas Berjon, qui avait la lourde responsabilité de remplacer Nolann Le Garrec, blessé pour plusieurs semaines, et qui a parfaitement assuré, inscrivant même l’essai de l’égalisation à la 66e minute.
FLOPS
Des Maritimes ridicules
Les doubles champions d’Europe - s’il reste encore un peu de ces deux prestigieux titres dans le groupe actuel - sont éliminés. Au terme d’une performance qui n’aura en rien fait honneur au club qu’est le Stade Rochelais. Les mines blafardes et le silence assourdissant du Stade Marcel-Deflandre au coup de sifflet final suffisent à prendre la mesure de la désillusion rencontrée cet après-midi par les Jaune et Noir. «Je ne saurais dire où on a perdu», expliquait Paul Boudehent à nos confrères de beIN SPORTS. Le troisième-ligne international (repositionné dans la cage depuis le début de la saison) comprendra certainement les raisons de cet échec en revisionnant la rencontre. Battus dans les collisions, en mêlée fermée et auteurs de bien trop d’imprécisions, les coéquipiers de Grégory Alldritt ne méritaient pas de se qualifier pour la phase finale. Clou du spectacle ? La dernière pénalité bêtement concédée à la 80e minute, alors qu’ils étaient encore qualifiés. Les protégés de Ronan O’Gara joueront la Challenge Cup, avec l’espoir de décrocher un titre en fin de saison.
Uini Atonio (très) inquiétant
Le Tournoi des six nations approche à grand pas, et avec lui une interrogation pour le staff du XV de France : qui va tenir la barque au poste - si crucial - de pilier droit ? Si le Clermontois Régis Montagne a été solide durant la dernière tournée d’automne, les suiveurs du rugby français attendent avec impatience le grand retour de Uini Atonio, plus aperçu sous le maillot bleu depuis le sacre face à l’Écosse en mars 2025. Problème, les prestations du vétéran tricolore ne rassurent pas depuis son retour il y a un peu plus d’un mois. Cet après-midi à domicile, le joueur de 35 ans a été très emprunté. Jamais marquant dans le jeu, dominé en mêlée fermée (une pénalité concédée dans ce secteur a notamment amené à l’essai de Green dans le second acte), Atonio a également concédé un carton jaune juste avant la pause pour avoir écroulé un ballon porté.

il y a 1 day
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