Il appelle à « la décence et la retenue ». Visé par une plainte pour traite d’être humains et travail dissimulé dévoilée ce mercredi, Lucas Hernandez a décidé de réagir. Par voie de communiqué, le défenseur du Paris Saint-Germain et son épouse Victoria Triay ont livré leur version de l’histoire, estimant avoir été « manipulés ».
« Nous avons ouvert notre maison et nos vies à des personnes qui se sont présentées comme des amis, qui ont sollicité notre bienveillance et pour lesquelles nous avions une véritable affection, écrivent-ils. Ces personnes ont partagé notre vie avec respect et dignité. Nous les avons aidées, soutenues et crues lorsqu’elles nous ont assuré être en cours de régularisation de leur situation. Cette confiance a été trahie. »
La plainte a été déposée par une famille colombienne qui a travaillé pour la famille de Lucas Hernandez entre septembre 2024 et 2025. Les deux parents et leurs trois enfants ont rempli diverses missions allant du gardiennage à la cuisine et au ménage. Ils n’auraient toutefois bénéficié d’aucun cadre légal et travaillaient, selon eux, pour un salaire dérisoire au vu du nombre d’heures prestées (de 500 à 3 000 euros pour des semaines entre 72 et 84 heures).
Le couple Hernandez affirme avoir agi sans « intention malveillante »
Des conditions de travail décrites comme de « l’esclavagisme moderne » par l’avocate de la famille colombienne, Me Lola Dubois. Ce que réfute le couple Hernandez. « Malheureusement, nous ne sommes pas les premiers à vivre une telle situation, estiment-ils. Comme beaucoup d’autres avant nous, nous avons été manipulés par des récits chargés d’émotion et de fausses assurances. Nous n’avons jamais agi avec une intention malveillante ni dans le mépris de la loi. Nous avons agi en tant qu’êtres humains et appris, douloureusement, que la compassion peut être exploitée. »
La plainte a été déposée au parquet financier de Versailles. « Cette affaire est désormais traitée par les voies juridiques appropriées, là où les faits — et non les récits diffusés sur les réseaux sociaux — ont leur place », tranchent Lucas Hernandez et Victoria Triay.












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