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L’accord Elysée-Oudinot, signé lundi, complète celui de Bougival, déjà rejeté par le mouvement indépendantiste, qui critique un « chantage économique » destiné à faire accepter « le projet de l’Etat ».
Le leader indépendantiste kanak Christian Tein (au centre) lors du congrès du Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS), à Ponerihouen, en Nouvelle-Calédonie, le 6 décembre 2025. Cela n’est pas véritablement une surprise. Les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) ont annoncé, mercredi 21 janvier, rejeter « sans équivoque » l’accord institutionnel et économique sur la Nouvelle-Calédonie signé lundi à l’Elysée par différents partis pour débloquer le processus politique sur l’archipel.
Baptisé « accord Elysée-Oudinot », ce texte complète celui de Bougival, déjà rejeté par le FLNKS qui a boycotté les discussions en janvier. Le nouveau document « entérine un passage en force de l’Etat », dénonce le parti, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, rappelant avoir refusé l’accord de Bougival « du fait de sa totale incompatibilité avec la trajectoire de décolonisation de Kanaky », nom donné à la Nouvelle-Calédonie par les indépendantistes.
Bougival prévoyait la création d’un Etat calédonien inscrit dans la Constitution française, doté d’une nationalité propre et qui pourrait être reconnu internationalement. Mais il maintenait le lien avec la France, point noir pour le FLNKS.
L’accord Elysée-Oudinot réaffirme la reconnaissance de l’identité kanak et l’exercice du droit à l’autodétermination avec « la possibilité pérenne de transférer les compétences encore détenues par l’Etat dans un cadre organisé avec lui ». Les délégations ont également approuvé un volet du texte consacré à la « refondation du pacte économique et social » de la Nouvelle-Calédonie, s’entendant sur le soutien financier que l’Etat apportera à l’archipel.
La question sensible du dégel électoral
Après cette signature, la ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, avait assuré que « la porte rest[ait] ouverte » au FLNKS, alors que beaucoup en Nouvelle-Calédonie estiment qu’aucun accord politique n’a jamais pu être mis en œuvre sans la signature du mouvement indépendantiste historique du territoire.
Le FLNKS a critiqué un « chantage économique » destiné à faire accepter « le projet de l’Etat ». Selon le parti, ce texte « ouvre en fait la voie au dégel du corps électoral », auquel il s’oppose fermement. Instauré en 1998, ce gel limite le droit de vote aux scrutins provinciaux aux personnes installées avant cette date et à leurs descendants. Sa réforme, réclamée par les non-indépendantistes mais redoutée par les indépendantistes qui y voient une dilution du vote kanak, avait été au cœur des tensions ayant déclenché les émeutes meurtrières de mai 2024. Ces violences, les plus graves depuis les années 1980, ont fait 14 morts et causé plus de 2 milliards d’euros de dégâts, plongeant le territoire dans une grave crise économique et sociale.
Les signataires du nouvel accord tablent sur une adoption du projet de loi constitutionnelle au Sénat dès février, puis à l’Assemblée nationale en mars-avril, avant la réunion à Versailles du Congrès, qui réunit députés et sénateurs.
De son côté, « le FLNKS poursuivra son action politique pour faire respecter la trajectoire vers la pleine souveraineté, telle que prévue par l’Accord de Nouméa et le droit international », conclut le communiqué du parti indépendantiste.
Le Monde avec AFP
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