Au lendemain de sa défaite en Ligue des champions contre le Sporting, le club de la capitale a appris les accusations visant son défenseur, Lucas Hernandez. L’international français est visé par une plainte déposée au parquet financier de Versailles pour traite d’êtres humains et travail dissimulé, a appris mercredi Le Parisien d’une source proche du dossier, confirmant une information de Paris Match.
À l’origine de la plainte ? Une famille colombienne qui a travaillé pour Lucas Hernandez et son épouse Victoria Triay entre septembre 2024 et 2025. Les deux parents et leurs trois enfants auraient occupé plusieurs emplois au service du couple : gardien, agents de sécurité, femmes de ménage, cuisinières et nourrices.
Des semaines entre « 72 et 84 heures »
Sauf que les cinq employés n’auraient jamais bénéficié du cadre légal adapté : « On nous a promis une qualité de vie et le fait que nous pourrions être en règle en France », se souvient l’une des plaignantes auprès de Paris Match.
« Mon travail était censé être du 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour un salaire totalement insuffisant pour une personne qui travaille autant d’heures », témoigne-t-elle encore.
L’hebdomadaire évoque des salaires non déclarés et en liquide de l’ordre de 500 à 3 000 euros pour des semaines entre « 72 et 84 heures », 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, le tout sans jour de repos ni vacances.
L’avocate de la famille colombienne, Me Lola Dubois dénonce une « attitude qui se rapproche de l’esclavagisme moderne ». Contacté par Paris Match, l’agent du joueur, Frank Hocquemiller, indique que lui, son joueur et sa compagne, ne sont pas au courant de la plainte. Il assure par ailleurs que Lucas Hernandez et Victoria Triay « tombent des nues ».












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