668 tables, « un ancrage territorial fort », un nouveau triple étoilé : ce qu’il faut retenir du Guide Michelin 2026

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La France et Monaco totalisent désormais 668 tables étoilées, dont 62 font leur première apparition dans le très célèbre livre rouge de la gastronomie. C’est l’un des enseignements de la cérémonie du guide Michelin 2026, qui s’est tenue ce lundi après-midi au Grimaldi Forum, à Monaco, sous les yeux du prince Albert II. Mais ce n’est pas le seul. Le Parisien résume ce qu’il faut retenir ce millésime 2026.

54 nouvelles premières étoiles

54 nouvelles adresses peuvent désormais se targuer d’avoir une devanture ornée d’au moins étoile du guide Michelin. Nombre de ces restaurants (17) sont installés dans l’est du pays et 14 dans la zone Nord-Île-de-France, selon le découpage géographique choisi par le livre rouge.

En Occitanie, l’un des nouveaux restaurants primés n’est autre que la Maison Pellestror-Veyrier, installée à Colomiers, en Haute-Garonne. Quentin Pellestror-Veyrier l’a dirigée avec talent, ce qui lui a valu d’également recevoir le prix du jeune chef Michelin.

« C’est un rêve pour chaque cuisinier qui embrasse cette profession », a réagi le lauréat, submergé par l’émotion, si heureux par sa patte de « valoriser l’Occitanie ».

Sept nouveaux deux étoiles

Sept nouveaux restaurants garnissent désormais la liste des restaurants deux étoiles du guide Michelin, portant leur total à 84. Ces adresses se distinguent « par un ancrage territorial fort, avec des produits locaux au cœur de leurs assiettes », vante le guide Michelin.

Un deuxième macaron est notamment attribué au restaurant Arbane, à Reims (Marne), ouvert il y a seulement deux ans, sous la direction du chef Philippe Mille.

Même ascension fulgurante pour le restaurant parisien Hakuba, ouvert en mars 2024 au sein de l’hôtel Cheval Blanc, à la Samaritaine, et dirigé par trois chefs, parmi lesquels le Japonais Takuya Watanabe.

Un seul nouveau trois étoiles

Consécration maximale pour Michaël Arnoult. Son restaurant Les Morainières, niché à flanc de coteaux à Jongieux (Savoie), s’est attiré les faveurs du livre rouge, obtenant 21 ans après son ouverture sa troisième étoile.

Le site Internet des Morainières vante « une expérience unique guidée par le rythme des saisons et par ce que les producteurs ont à offrir de meilleur en temps réel », avec « une cuisine ancrée dans son terroir, sublimée par son jardin intérieur ».

Un large sourire sur le visage, Michaël Arnoult est monté sur l’estrade avec sa compagne, Ingrid, qui officie en salle. Le quadragénaire a salué la « richesse humaine » des équipes qui font vivre cette adresse ouverte à l’été 2005, animées par une « vraie volonté de faire rayonner ce territoire méconnu mais qui nous est si cher ».

« C’est finalement une table qui exprime bien le projet du guide et sa mission : mettre en avant le talent où qu’il soit, indépendamment de toute sorte de notoriété », a commenté Gwendal Poullennec, directeur international du guide Michelin, auprès de l’Agence France-Presse (AFP).

L’arrivée des Morainières au Panthéon des restaurants français et monégasques maintient à 31 le nombre d’établissements récompensés de trois étoiles, compte tenu de l’annonce de la rétrogradation, la semaine dernière, de L’Ambroisie, un restaurant installé place des Vosges, à Paris. Sur ces adresses, seule l’une d’entre elles est dirigée par une femme. Il s’agit d’Anne-Sophie Pic, à la tête de Pic, son restaurant gastronomique basé à Valence (Drome).

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