Europe. Alors que la France élit ses maires, les 15 et 22 mars, quels sont les éléments qui font le succès d'une métropole ? L'analyste d'un classement mondial reconnu nous explique. Il juge, aussi, les bilans de Paris et Lyon.
Publié le 14/03/2026 à 08:30
Paris se situe à la 21e place du classement annuel The Economist Intelligence Unit, quand Lyon pointe au 37e rang.
REUTERS
A la tête d'une équipe de vingt analystes et de centaines de sondeurs locaux, Akshay Rathi supervise chaque année le classement mondial de la qualité de vie avec The Economist Intelligence Unit. 173 villes sont épluchées à travers cinq critères principaux, déclinés en dizaines de sujets du quotidien : la stabilité, l'éducation, les infrastructures, la santé et la culture. Tout en bas du classement, Damas (Syrie) et Tripoli (Libye) stagnent aux deux dernières places. Le sommet, lui, semble réservé à l'Europe occidentale, avec quatre villes dans le top 5 de l'année passée : Copenhague, Vienne, Zurich et Genève.
A l'approche des municipales en France, les 15 et 22 mars, Akshay Rathi développe ces choix pour L'Express et explique la place occupée par les deux villes françaises du classement, Paris et Lyon.
L'Express : Parmi les cinq premières villes de votre classement de la qualité de vie, quatre se trouvent en Europe occidentale. L'Europe est-elle le meilleur endroit pour vivre sur terre en 2026 ?
Akshay Rathi : Aucun doute là-dessus : en termes de qualité de vie, on ne fait pas mieux que les villes d'Europe occidentale. Et de loin ! Leur défi consiste désormais à maintenir ce niveau de services publics et d'infrastructures : leur nombre d'habitants ne cesse de croître, leurs organismes publics se retrouvent sous pression et leurs ressources ont tendance à diminuer, ce qui fait légèrement décliner la qualité de vie dans ces grandes villes européennes. Mais en termes d'infrastructures municipales, l'Europe est vraiment au plus haut niveau.

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