
RÉCIT - Prenant acte de l’échec de leur stratégie en première instance, les prévenus admettent des erreurs mais réfutent toute culpabilité pénale.
La parole est à la défausse depuis le début du procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du Front national (FN, devenu Rassemblement national). Marine Le Pen « veut bien entendre » que des délits ont été commis dans les années 2004-2016 - le parquet les qualifie de « détournement de fonds publics, complicité et recel ». Mais ils ont été selon elle commis « de bonne foi », sans le vouloir. Le raisonnement est cocasse : à défaut d’élément intentionnel, le délit n’est pas constitué. Ce qui pourrait ressembler à un semi-aveu porte donc sur des délits fantômes. Pas sur rien, mais sur pas grand-chose.
Au terme de deux semaines de débats, l’impression se renforce qu’un certain fatalisme s’est emparé des douze prévenus, le RN en tant que personne morale compris. Vingt-cinq en première instance, ils avaient plaidé comme un seul homme, ou plutôt comme une seule femme, Marine Le Pen : pas la moindre illégalité, aucun système frauduleux orchestré…

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