Il n’a pas connu la victoire en individuel sur les JO d’hiver, mais son heure de gloire pourrait bien sonner ce week-end en Estonie. Uniquement couvert d’or grâce aux épreuves de relais à Milan-Cortina début février, Éric Perrot a bouclé ses Jeux avec une sensation d’inachevé. C’est peu dire que le biathlète français a l’occasion de compenser sa déception ce samedi lors de l’avant-dernière étape de Coupe du monde à Otepää.
Toujours largement en tête du classement général, l’homme aux quatre victoires cet hiver pourrait devenir le premier tricolore à décrocher le gros globe de cristal depuis Quentin Fillon Maillet en 2021-2022. Pour cela, il devra performer lors de la poursuite, dont le départ sera donné à 13h30.
Perrot maître de son destin
Avec 1028 points au compteur, Perrot peut voir venir, d’autant plus que son dauphin, l’Italien Tommaso Giacomel (797 points) a mis un terme à sa saison après avoir été opéré du cœur. Le Français de 24 ans compte ainsi 264 points d’avance sur son plus proche poursuivant en activité, le Suédois Sebastian Samuelsson (764 points). Il devra également surveiller le Norvégien Johan-Olav Botn (752 pts), quatrième du classement de la Coupe du monde.
Confortable, cette avance donne au Savoyard le luxe de conserver son destin entre ses skis. En effet, s’il remporte la poursuite ce samedi, il aura l’assurance d’être sacré sans avoir besoin de surveiller les résultats de ses deux concurrents. Cependant, cette hypothèse a pris un peu de plomb de l’aile suite à la mauvaise performance de Perrot sur le sprint ce jeudi. Ce dernier sera contraint de s’élancer en 12e position avec 58 secondes de retard sur le vainqueur Sturla Laegreid.
Dans tous les cas, l’équation est claire : s’il souhaite s’assurer mathématiquement le gros globe dès samedi, le Français devra boucler la poursuite avec un minimum de 271 points d’avance sur son dauphin au classement de la Coupe du monde. Un tel pécule n’offrirait plus la possibilité à Samuelsson ou Botn de le rattraper à l’issue des trois courses individuelles prévues à Oslo-Holmenkollen, lors de l’ultime étape programmée du 19 au 22 mars, même si l’un des deux les remportait toutes et que Perrot ne marquait pas de points. Pour rappel, une victoire vaut 90 points en Coupe du monde.
Pour ce faire, le natif de Bourg-Saint-Maurice va devoir reprendre au moins 7 points à Samuelsson tout en s’assurant de ne pas en concéder 7 à Botn. En revanche, si le Suédois achève la poursuite devant Perrot, peu importe la place, il empêchera le sacre du Tricolore. Botn, lui, doit l’emporter s’il souhaite conserver ses chances.
Éric Perrot sacré si…
- Il remporte la poursuite d’Otepää, peu importe le résultat de Samuelsson et Botn.
- Il reprend au moins 7 points à Samuelsson et il n’en concède pas 7 à Botn.
Pour Perrot, l’enjeu sera également de marquer de points pour conserver la tête au classement de la poursuite. Il compte actuellement 11 points d’avance sur Giacomel, 43 sur Samuelsson et 47 sur Botn. Pour rappel, le biathlète français s’est déjà adjugé les petits globes de l’individuel et de la mass start cette saison. Il pourrait donc s’assurer celui de la poursuite ce samedi, alors que celui du sprint paraît plus compliqué à décrocher.
Plus compliqué pour Lou Jeanmonnot
En ce qui concerne la compétition féminine, une Française occupe également la tête du classement général de la Coupe du monde : Lou Jeanmonnot. Dauphine de Lisa Vittozzi et de Franziska Preuss ces deux dernières saisons, la quadruple médaillée olympique peut elle aussi boucler l’affaire ce samedi, à l’issue de la poursuite d’Otepää (16 heures).
Mais la tâche s’annonce plus compliquée, son avance étant nettement moins importante. La victoire ne suffira pas à Jeanmonnot, qui doit prendre 59 points à Suvi Minkkinen et 44 à Elvira Oeberg, tout en s’assurant qu’Hanna Oeberg ne lui reprenne pas 8 points, que Lisa Vittozzi ne lui en gratte pas 44 et que Julia Simon ne lui en grappille pas 56. Dans ce cas de figure, la Française aborderait la dernière étape à Oslo avec 270 unités d’avance et remporterait donc le premier gros globe de sa carrière.










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