« C’était une catastrophe » : la journée galère d’Éric Perrot sur la poursuite d’Otepää

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La poursuite masculine d’Otepää ce samedi 14 mars n’a pas été un long fleuve tranquille pour le leader de la Coupe du monde, Éric Perrot, seulement 11e à l’arrivée. Globalement, mis à part le vainqueur Sturla Laegreid (19/20), les biathlètes ont eu du mal à s’adapter aux conditions dantesques en Estonie. À cause des rafales de vent incessantes, ils ont cumulé un impressionnant total de 356 fautes au tir.

Le natif de Bourg-Saint-Maurice (13/20) a largement fait les frais de cette météo capricieuse. « C’était une catastrophe la course. J’ai galéré, je ne comprends pas pourquoi, a reconnu celui qui court après son premier gros globe de cristal au micro du diffuseur. Au premier tir couché j’en loupe trois avec le vent. C’était pénible. Je corrige sur le deuxième tir couché avec les consignes du coach et ça rentre. Ensuite sur le debout je n’arrive pas à trouver de solutions avec le vent. C’est dur. C’est une bataille. Du coup j’ai essayé d’être plus offensif dès qu’il y avait un peu moins de vent pour prendre l’opportunité mais ça n’a pas très bien marché. »

Ses mésaventures ne se sont pas arrêtées là, puisque le double médaillé des Jeux de Milan-Cortina a été gêné par ses bâtons : « Je casse une canne en sortie de pas de tir, une autre fois, on m’a marché dessus. J’ai pris dix plombes à retrouver des bâtons. Quand on fait le début de bosse sans bâton, ça crame, donc j’ai eu besoin de récupérer derrière. C’était une bataille de A à Z, qui se conclut avec une vilaine ou une bonne 11e place, je ne sais pas trop quoi en penser. Ça aurait pu être bien pire, j’avais envie de conclure mais ça n’a pas été le cas… » Résultat des courses, Éric Perrot n’a pas encore validé son titre et devra attendre la dernière étape du 19 au 22 mars à Oslo-Holmenkollen pour l’officialiser.

« Ce n’est pas une belle journée, concède-t-il. C’est frustrant, je m’en veux, mais c’est le jeu, je passe à travers ce week-end. Il faut faire le dos rond et revenir en costaud la semaine prochaine. » Avec 244 points d’avance sur son dauphin, le Suédois Samuelsson, Éric Perrot n’a plus qu’à transformer l’essai.

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