
RÉCIT - Cours supprimés, déclin du niveau des élèves, mauvaise insertion professionnelle... Familles et enseignants s’alarment du manque de qualité et de régulation des innombrables formations supérieures privées.
«L’enseignement supérieur privé d’aujourd’hui me fait penser à la situation des Ehpad et des crèches, avec des pratiques managériales et une stratégie déplorables.» Après trois ans de bons et loyaux services, Guillaume* vient de claquer la porte d’un grand groupe d’écoles privées d’ingénieurs et de commerce, dont il est lui-même diplômé. Absences d’intervenants à répétition, hausse des effectifs d’élèves, vague de licenciements depuis la rentrée... «On en vient à ne plus parler d’étudiants, mais de clients. C’est dire si la dynamique est tournée vers le business et non plus vers l’éducation», souffle l’ancien salarié. Depuis lundi 19 janvier, plus de 980.000 candidats se sont rués sur Parcoursup pour formuler leurs premiers vœux. Face à la sélectivité de certains cursus mais aussi au risque de ne pas valider leur première année de licence (seuls 44% des étudiants passent de la première à la deuxième année), un grand nombre d’étudiants préfère s’orienter vers l’enseignement supérieur privé…

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