Talentueux, et en pleine ascension malgré une découverte tardive du MMA, le Francilien de 30 ans voit surtout son sport comme un « métier » pour amasser de l’argent. Il combat dans la nuit de samedi à dimanche à Las Vegas.

Oumar Sy n'a subi qu'une seule défaite en treize combats professionnels. Icon Sport/Alexis Goudeau

Oumar Sy n'a subi qu'une seule défaite en treize combats professionnels. Icon Sport/Alexis Goudeau

Il y a un an et demi, il transportait encore ses plus fidèles clients, depuis l’aéroport ou la gare, sur son taxi moto. Quelques jours avant de disputer son deuxième combat à l’UFC, le premier devant son public de l’Accor Arena avec 15 000 spectateurs en furie, Oumar Sy arpentait pour la dernière fois les rues parisiennes, réalisait ses ultimes courses. Une situation étonnante pour un combattant de MMA qui tutoyait déjà les sommets de sa catégorie dans la meilleure organisation du monde (-93 kg).

« J’ai eu un bon contrat à mon arrivée à l’UFC mais j’avais mes habitudes, sourit celui qui affronte l’expérimenté moldave Ion Cutelaba dans la nuit de samedi à dimanche à Las Vegas. Je me levais le matin, j’allais à la salle, je rentrais pour déposer mes enfants à la crèche, je prenais ma moto et j’allais travailler, c’était ma routine. Mais après mon deuxième combat, c’était trop difficile, les gens me criaient : et Oumar, bien joué. Il fallait faire des choix, et j’ai arrêté. Ce n’était que de la gourmandise, je n’en avais pas forcément besoin. »