Par Le Figaro avec AFP
Le 14 mars 2026 à 15h20

Si la journée reste morose pour la délégation française ce samedi, Aurélie Richard, 5e sur le slalom, est apparue émue à l’issue de la descente.
Passer la publicité Passer la publicitéLes larmes ont coulé en sortie de piste, mais certainement pas de tristesse: malgré sa cinquième place en slalom pour sa dernière course de ski à Cortina, la Française Aurélie Richard s'est dit «épatée» par elle-même, consciente de sa marge de progression.
La journée reste cependant profondément morose pour l'équipe de France, bloquée à 11 médailles (quatre titres) et désormais dépassée au tableau des médailles par la Russie. Ce, notamment à cause du deuxième titre obtenu par Varvara Voronchikhina, qui s'est imposée devant Richard (avec 3 secondes 51 d'avance) et consorts un peu plus tôt.
Alors que le relais tricolore de ski de fond (4x2,5km), composé de Karl Tabouret, Benjamin Daviet et Anthony Chalençon, a aussi terminé hors du podium (6e), les Bleus n'ont plus qu'une journée pour tenter de se rapprocher, voire d'atteindre, l'objectif fixé en début de compétition: un Top 4 et 18 médailles remportées. Mais l'objectif semble difficilement atteignable.
Pour cela, les fondeurs français de Tesero seront de retour une dernière fois, pour le 20km libre, quand les skieurs seront aussi attendus en slalom, Arthur Bauchet étant à la poursuite d'un troisième sacre et alors que la délégation sera encore représentée dans les trois catégories (déficients visuels, assis, debout).
«Je suis super fière»
Aurélie Richard sera, elle, en tribunes pour les encourager, après avoir «réalisé les Jeux qu'(elle) a faits».
«C'est vraiment incroyable», a-t-elle déclaré les larmes aux yeux, bien qu'elle n'ait pas réalisé en Italie de 5/5, après quatre médailles (trois en argent, une en bronze) en autant de courses. «Cela n'enlève rien à tout ce que j'ai pu faire, je suis super fière. Les coaches m'ont dit qu'il fallait juste que je profite, car c'était des Jeux plus que réussis», a-t-elle encore ajouté.
À 20 ans, Aurélie Richard, qui vit avec une agénésie de l'avant-bras gauche (absence d'une partie du membre), représentait déjà un grand espoir de sa délégation, elle qui avait notamment manqué les Jeux de Pékin en 2022 à cause d'une blessure au genou et qui a réalisé une saison 2025-2026 plus que réussie avec 14 podiums et un gros globe de cristal en catégorie debout.
À la Tofane de Cortina, elle a cependant été devancée à chaque fois par la Suédoise Ebba Aarsjoe ou la Russe Varvara Voronchikhina, qui a réalisé un doublé samedi. «Le niveau augmente chaque année, donc en 2030 il va falloir vraiment être solide et surtout travailler la préparation physique», a-t-elle dit, «je vais d'abord prendre un peu de pause et je reviendrai avec encore plus d'envie pour revivre cela en mieux», à domicile, elle qui aura certainement encore changé de statut dans quatre ans.

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