Artistes, acteurs, personnalités du monde des affaires… Tous les six ans, de nombreux visages connus du grand public troquent la scène, le grand écran ou les réunions d’entreprise pour tenter de briguer l’écharpe tricolore. Les sportifs ne font pas exception.
Alors que la course aux élections municipales 2026 va prendre fin ce week-end avec le premier des deux passages aux urnes, prévus les 15 et 22 mars, Le Parisien fait le point sur ces personnalités issues du monde du sport, en activité ou non, visant un mandat municipal.
Blanco vise Biarritz, duel Micoud-Llodra à Bordeaux
Il est sans doute le nom le plus connu de la liste. Légende du rugby français, Serge Blanco se présente à la mairie de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Sans étiquette, l’ancien international français (93 sélections) a décidé de faire face à la maire sortante Maider Arosteguy notamment pour s’opposer au projet d’édification d’immeubles résidentiels sur le site d’Aguilera, où joue le Biarritz Olympique, dont il a porté les couleurs toute sa carrière.
Contrairement à Blanco, président de la Ligue nationale de rugby (1998-2008) et vice-président de la Fédération française de rugby (2012-2016), lui n’avait jamais occupé de fonctions politiques avant de s’engager dans la campagne municipale : Johan Micoud, l’ex-footballeur passé par les Girondins entre 1996 et 2000, figure sur la liste sans étiquette de l’économiste Philippe Dessertine, crédité de 17 % dans les derniers sondages à Bordeaux.
« Je n’ai pas de plan de carrière mais je sais que si tu veux vraiment faire évoluer les choses, tu es obligé de t’engager en politique », a commenté l’homme aux 17 sélections en équipe de France auprès de L’Équipe. Désireux de mettre « le sport au centre » de son projet, Micoud fera notamment face à Michaël Llodra, présent sur la liste du député Renaissance Thomas Cazenave.
De son côté, Marie Martinod brigue la mairie de sa commune d’Aime-la-Plagne, en Savoie. Double médaillée olympique de ski freestyle, les deux fois en argent, l’ancienne spécialiste de half-pipe compte bien prendre la succession de Corinne Maironi-Gonthier, dont elle était jusqu’ici l’adjointe aux Sports et à la Communication, et qui ne se représente pas.
David Gérard, seul sportif engagé pour le RN
Si sa liste est sans étiquette politique, elle reste siglée Divers gauche par la préfecture locale, à l’inverse de celle de Laure Lavalette, sur laquelle David Gérard figure à Toulon. L’ancien deuxième ligne de Toulouse et du Racing 92 est l’un des rares sportifs engagés en faveur du Rassemblement national (RN) lors de cette campagne.
Lui mène de front sa carrière sportive et la course à la mairie de Toulouse : Sofiane Oumiha figure sur la liste de Jean-Luc Moudenc, en fonction depuis 2014 et candidat à sa réélection dans la Ville Rose. Deux fois vice-champion olympique, le boxeur de 31 ans a « envie de rendre à (Toulouse) ce qu’elle (lui) a apporté », comme il l’avait confié à L’Équipe en novembre dernier. En argent dans la catégorie des poids légers lors des Jeux de Paris 2024, celui qui a grandi au cœur du quartier de Bagatelle est repassé dans le monde professionnel après son podium parisien.
Tout juste retraité des pelotons, Pierre Latour a remisé les cuissards pour rallier la liste conduite par Marie-Hélène Thoraval à Romans-sur-Isère (Drôme). L’ancien cycliste rêve de « pouvoir aider le milieu associatif et les sportifs de la région » aux côtés de la maire sortante, étiquetée Divers droite. Vainqueur d’une étape sur la Vuelta en 2017, le double champion de France du contre-la-montre a mis un terme à sa carrière en octobre 2025.
Toujours en activité, Johan Gastien, cadre du Clermont Foot depuis 2018, se place en 7e position sur la liste guidée par Sébastien Besnard, candidat sans étiquette à la mairie de Sayat, commune du Puy-de-Dôme. « Je ne fais pas du tout de politique », avait-il déclaré à France 3 Auvergne - Rhône-Alpes peu après l’annonce, courant janvier. « Je fais cela parce que j’aime la commune dans laquelle je suis installé. Mes enfants vont grandir ici. J’ai envie que cela se développe aussi pour mes enfants », a précisé le milieu de terrain aux 106 matchs de Ligue 1, qui envisage de prendre sa retraite en cas d’élection.
Olivier Girault candidat malgré une enquête
Autre joueur impliqué : Pierrick Capelle, cadre du SCO Angers depuis 2015. Unique footballeur professionnel en activité au sein d’une mairie française, le milieu de 38 ans, élu conseiller municipal en 2020, figure sur la liste de Franck Poquin, unique candidat à sa succession à Saint-Jean-de-Linières (Maine-et-Loire).
Champion olympique de handball avec l’équipe de France à Pékin en 2008, Olivier Girault, sous le coup d’une enquête préliminaire pour des soupçons de favoritisme, d’abus de confiance et de harcèlement suite à son passage à la tête l’Union nationale du sport scolaire (UNSS), se présente à Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne).
À noter également, la présence du gardien de but du Havre Lionel Mpasi en avant-dernière position sur la liste de Sarah Vidal à Rodez (Aveyron) ou celle de Quentin Bigot, seul médaillé mondial français en lancer de marteau, candidat sans étiquette à Gandrange-Boussange (Moselle). Le combattant MMA Taylor Lapilus est quant à lui engagé à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne).










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