Après le Trophée des champions délocalisé à 4 500 km de la France, place à la finale de la Coupe de la Ligue féminine organisée à 5 000 km au sud du pays ! Le PSG et OL Lyonnes se retrouvent ce samedi au stade Félix Houphouët-Boigny (18h30) à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire. À la clé : un nouveau trophée, celui de la Coupe de la Ligue, organisée pour la première fois cette saison.
Financée via un partenariat avec le ministère des Sports local, la compétition suscite un engouement : 120 médias sont accrédités pour la finale et environ 25 000 personnes devraient être présentes dans les tribunes. Une finale qui « illustre l’ambition » de la Ligue de Football Féminin Professionnel, indique dans un communiqué l’organisation, qui souhaite « renforcer la visibilité du football féminin professionnel français, en France comme à l’international ».
Mais cette délocalisation a suscité la surprise, d’abord auprès des protagonistes. « Au vu de notre calendrier, au début c’était un peu compliqué, avec en plus le retour de sélection, constate Sakina Karchaoui, la capitaine du PSG, en conférence de presse ce vendredi. Mais une fois arrivées ici… C’est une expérience hors du commun. On est venues avec le sourire et l’envie de gagner, et le plaisir de partager des moments avec les filles. »
Les supporters mécontents de cette délocalisation
Un avis partagé par Paulo Cesar, arrivé la veille sous de fortes chaleurs (plus de 30 degrés). « Si on me demande si, à partir du moment où je suis en France, je suis favorable pour délocaliser le match, moi je dis non, a expliqué l’entraîneur parisien. Mais je suis là, très content d’être là, avec l’envie de profiter de ça, de ce climat, de cette culture et de mettre mes joueuses dans les meilleures conditions. »
Les supporters, eux, n’ont pas vraiment goûté d’être éloignés de leurs équipes pour un match décisif dans la quête d’un trophée. « Nous nous opposons fermement à toute délocalisation, une pratique qui nous paraît contraire à l’esprit du football, populaire et à l’ancrage local qui fait la force de notre sport », écrivent notamment les fans des Lyonnaises sur leurs réseaux sociaux.
« Ca nous permet de créer un événement, dont on parle plus »
Mais les organisateurs se défendent. Paul-Hervé Douillard, directeur général de la LFFP, assume ce choix. « On a voulu aussi s’intégrer dans un programme international de développement, assure-t-il auprès de l’Agence France Presse (…). Jouer la finale à Abidjan, ça nous permet de créer un événement, dont on parle plus que si nous l’avions organisé en France, de travailler sur un continent qui fournit beaucoup de joueuses pour le championnat, dans un objectif commun de développer le sport féminin. »
L’événement aura malgré tout permis aux deux équipes de s’impliquer localement. Dans la matinée de ce vendredi, les Lyonnaises Marie-Antoinette Katoto et Ashley Lawrence ont visité l’hôpital Mère-Enfant Dominique Ouattara à Abidjan quand les Parisiennes Sakina Karchaoui, Élisa de Almeida, Jackie Groenen et Anaïs Ebayilin ont partagé un moment d’échange avec la section locale de supporters du PSG. Avant de se tourner vers la rencontre, avec un coup d’envoi à 17h30 heure locale (18h30 heure française) ce samedi.










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