Amine Gouiri a sauvé l’OM, Auxerre a brillamment résisté avant de craquer et Mason Greenwood n’a pas fait les bons choix... Découvrez ce qui a plu, et déplu, à la rédaction du Figaro.
TOPS
Gouiri en héros
Amine Gouiri a sauvé l’OM en marquant à la 79e minute lors de la victoire 1-0 des Phocéens face à l’AJ Auxerre pour le compte de la 26e journée de Ligue 1. Le Lyonnais de formation, rentré à la 62e minute, a amené à son club ce qu’il lui manquait : des étincelles offensives. En trente minutes sur la pelouse, l’international algérien a fait plus que la moitié de ses coéquipiers, si ce n’est plus (mention honorable à Quinten Timber).
Son but sort l’Olympique de Marseille du pétrin et permet à son club d’assurer la troisième place, avant même le match de Lyon ce dimanche au Havre (17h15). Gouiri a failli en marquer un second quelques minutes plus tard sur un service de Mason Greenwood dans la surface. L’ancien Rennais doit continuer comme ça s’il veut convaincre Habib Beye de l’intégrer à son onze titulaire.
Aubameyang exemplaire
Un leader exemplaire. À 36 ans, Pierre-Emerick Aubameyang a montré qu’il méritait sa place dans un club de haut de tableau. Le Gabonais n’a pas rechigné à faire les efforts défensifs demandés par son entraîneur. Exemple à la 20e minute lorsqu’il redescend jusque dans la surface pour chiper le ballon à Fredrik Oppegard avant de tacler dans les pieds de Sékou Mara. Une combativité hors pair, saluée par le Vélodrome. Aubameyang a également été remuant en phase offensive, sans livrer sa meilleure prestation. Celle, peu aboutie, de ses partenaires, ne l’a pas aidé à se mettre en valeur. C’est son attitude de leader, de capitaine, qui est à saluer.
La résistance de l’AJA
Auxerre a longtemps tenu tête à l’OM et était proche de repartir de Marseille avec le point du match nul. Malheureusement pour les hommes de Christophe Pélissier, Amine Gouiri a trouvé la faille à 10 minutes du terme. Mais les Auxerrois ont fait preuve d’une résistance époustouflante, parvenant même régulièrement à faire déjouer le milieu phocéen. Il faut dire que Pierre-Emile Hojbjerg n’était pas dans un très bon jour.
Le maître à jouer de cette équipe n’a que 21 ans. Kévin Danois a mené la majorité des contre-attaques auxerroises, sans réussir à faire plier une défense marseillaise fébrile. Sa qualité technique saute aux yeux. Son leadership, si jeune, est impressionnant. Pas étonnant qu’il soit le chouchou de Guy Roux. Le public de l’Abbé-Deschamps doit maintenant en profiter à chaque fois qu’il joue car le Guadeloupéen ne devrait pas rester longtemps à Auxerre, surtout si le club descend en Ligue 2 (16e et barragiste avec deux points d’avance sur Nantes, premier relégable).
FLOPS
Greenwood décevant
Un match non abouti pour le meilleur buteur du championnat (15 réalisations). Mason Greenwood n’a jamais réussi à emballer cette rencontre, qui en avait pourtant bien besoin. L’Anglais a fait moins d’efforts que les autres, il a été moins créatif et a trop compté sur son talent. C’est dans ce genre de rencontres, qui doivent être débloquées, qu’un leader offensif doit se montrer, pas quand son club mène déjà de deux ou trois buts d’avance. Greenwood a quand même délivré quelques passes bien senties mais sans y ajouter cette touche de magie qui aurait pu permettre à l’OM de se mettre à l’abri. Dommage.
L’OM longtemps sans idée
Les Marseillais ont alterné entre le bon et le moins bon tout au long de la rencontre. Après un quart d’heure de jeu abouti, les Phocéens ont commencé à laisser Auxerre sortir de sa moitié de terrain et même à remporter la bataille du milieu. Offensivement, Paixao n’a que très peu apporté, tout comme Greenwood, laissant Aubameyang seul à la pointe de l’attaque.
Privé de ses ailes, l’OM a longtemps gardé le ballon, sans rien en faire, au risque de s’exposer en contre-attaque. Sifflés par le Vélodrome à la mi-temps, les joueurs d’Habib Beye sont revenus avec de bonnes intentions mais ont vite arrêté d’étouffer Auxerre, qui a recommencé à menacer Rulli. L’entrée de Gouiri et le passage à un système plus offensif ont aidé l’équipe d’Habib Beye mais ce dernier a encore du travail avant de trouver un onze titulaire sans trou d’air.
Une défense pas rassurante
Sans Nayef Aguerd et Leonardo Balerdi, l’OM avançait avec peu de certitudes en charnière centrale au coup d’envoi. Ces deux-là sont les titulaires habituels mais n’en offrent déjà pas beaucoup. CJ Egan-Riley a été aligné d’entrée, accompagné d’un fébrile Benjamin Pavard. L’Anglais, qui joue peu, a été sanctionné d’un carton jaune à la 37e minute et a joué avec une certaine crainte des duels jusqu’à sa sortie à la 62e minute (remplacé par le buteur Amine Gouiri). Sans être catastrophique, Egan-Riley a montré qu’il n’était sans doute pas le futur titulaire de l’OM à ce poste. Même chose pour Benjamin Pavard, qui semble manquer de confiance depuis plusieurs mois. La Coupe du monde 2026 s’éloigne de plus en plus pour le champion du monde tricolore.

il y a 2 day
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